Hillary Clinton et ses guerres : l’interview de Julian Assange au complet

Vidéo complète de l’interview du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, interrogé en exclusivité par l’immense journaliste et réalisateur de documentaires John Pilger. Assange, qui se définit à juste titre comme un prisonnier politique, est toujours cloîtré dans l’ambassade de la République de l’Équateur, à Londres. Et pourtant, aucun chef d’accusation légal n’a pu être retenu contre lui.

Cet article est paru sur RT France

Alors que de nombreux emails d’Hillary Clinton révélés par WikiLeaks concernent la guerre en Libye, Julian Assange ne mâche pas ses mots face à la candidate démocrate : « La Libye était avant tout la guerre d’Hillary Clinton. Initialement, Barack Obama s’y était opposé. Qui s’opposait à lui quand il faisait la promotion de son point de vue ? Hillary Clinton. On en trouve la preuve dans ses emails. »

La «bouteille de l’Afrique», ouverte par Hillary Clinton ?

Qualifiant le pays jadis dirigé par Mouammar Kadhafi de « bouchon de la bouteille de l’Afrique », Julian Assange affirme que la guerre de 2011 a été le point de départ de nombreux problèmes internationaux : afflux d’armes en circulation dans les pays africains, implantation de Daech en Libye ou encore crise migratoire en Europe.

« En 2011, Kadhafi l’avait clairement dit », poursuit Julian Assange : « A quoi pensent les Européens ? Ils bombardent et détruisent la Libye, ce qui va provoquer un afflux de migrants africains et de djihadistes en Europe. C’est exactement ce qui s’est passé. »

Selon le lanceur d’alerte, la candidate démocrate à la Maison-Blanche, « figure centrale dans la destruction de l’Etat libyen », aurait un rôle crucial dans ces problèmes en ayant fait passer ces considérations au second plan dans un but électoraliste : « Elle a perçu l’élimination de Kadhafi et le renversement de l’Etat libyen comme quelque chose qu’elle utiliserait pour briguer la présidence. »

Traqué par Washington

Réfugié dans l’ambassade d’Équateur à Londres depuis 2012 et risquant à tout moment l’extradition s’il en sort, Julian Assange revient également sur son histoire et le traitement qui en est fait dans les médias traditionnels.

« Selon les conclusions de l’ONU, je suis retenu de façon arbitraire et illégale, privé de ma liberté », affirme-t-il, trouvant « absolument incroyable » que sa situation ne soit « pas couverte par la presse ».

Disant faire « l’objet d’une persécution de la part des Etats-Unis », avec de lourdes poursuites judiciaires engagées contre lui pour ses révélations, Julian Assange rappelle : « Oui, l’Occident a des prisonniers politiques. C’est une réalité. Ce n’est pas seulement moi. Il y en a aussi d’autres. L’Occident a des prisonniers politiques. »

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