Les entreprises chinoises opérant en Afrique emploient une main-d’oeuvre locale à hauteur de 86%, selon McKinsey

Après des décennies de pillage éhonté de l’Afrique par l’Occident, un nouvel espoir pour le continent ? La Chine, qui y injecte des investissements depuis quelques années déjà, crée des emplois, bâtit des aéroports, des voies ferroviaires, des routes, des écoles, des stades, et stimule la croissance africaine dans le cadre de la méga-aventure du XIXe siècle One Belt, One Road… pendant qu’avec son inélégance coutumière, l’Occident dépité se lamente à propos du supposé « néo-colonialisme » et des « violations des droits-de-l’homme » des Chinois.

***

Source : Agence Ecofin

Le Cabinet de conseil McKinsey & Company a battu en brèche plusieurs idées reçues sur l’engagement de la Chine en Afrique, dans une étude rendue partiellement publique en marge de la 27e édition du Forum économique mondial sur l’Afrique, tenue du 3 au 5 mai à Durban.

Intitulée «La danse des lions et des dragons», l’étude dont certaines conclusions seulement ont été présentées, précise que 85% des quelque 10 000 entreprises chinoises opérant en Afrique sont détenues par des investisseurs privés. Environ 30% de ces entreprises sont actives dans le secteur de l’industrie.

L’étude qui s’est basée sur des entretiens avec plus de 1 000 dirigeants d’entreprises chinois employant plus de 300 000 personnes dans huit pays du continent et qui représentent plus de la moitié des investissements directs chinois en Afrique, révèle d’autre part que les entreprises de l’empire du Milieu emploient une main-d’oeuvre locale à hauteur de 86%. 40,9% des équipes de management de ces entreprises sont aussi locales.

Ces révélations déconstruisent les mythes qui entourent les investissements chinois en Afrique. Les Chinois sont, en effet, régulièrement soupçonnés de chercher uniquement à pomper les matières premières dont regorge le continent ou encore de vouloir inonder le marché africain de produits manufacturés à bas prix sans transférer le savoir-faire et créer suffisamment d’emplois, vu que les investisseurs originaires de ce vaste pays émergent apportent souvent matériel et main-d’oeuvre dans leurs bagages.

«Les données figurant dans l’étude montrent que la Chine crée une empreinte industrielle en Afrique, génère des emplois et introduit de nouvelles technologies et de nouveaux processus en Afrique», a commenté Georges Desvaux, directeur du Bureau Afrique de McKinsey & Company.

L’étude qui sera entièrement publiée, lors du prochain Forum économique mondial sur l’Asie, indique, par ailleurs, que la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’Afrique et le plus grand bailleur de fonds des projets d’infrastructures sur le continent.

Via Réseau International