Militarisme, ultra-nationalisme et guerres de conquête : Le Japon impérial au début du XXe siècle

Japon, Bushido, Deuxième guerre mondiale, militarisme, nazisme, cannibalisme, cannibale, cannibales, armée, samouraïs, empereur, shinto,

Avec l’Initiative One Belt, One Road (nouvelle Route de la soie), la Chine fait une entrée fracassante dans le tout jeune XXIe siècle et se place en position de devenir, à brève échéance, la première puissance économique mondiale, ainsi que de mettre l’Eurasie – et l’Afrique, où elle étend également ses activités – au centre de la mappemonde.

C’est pourquoi les éléments marquants de sa culture et de son histoire récente, ainsi que celle de ses voisins d’Asie comme son ancien ennemi le Japon, devraient faire l’objet d’une nouvelle attention en Occident. Une modeste contribution…


Impossible de comprendre le Japon du XXe siècle, son expansionnisme et les exactions systématiques qui ont ponctué sa trajectoire guerrière, et dont nous retrouvons un écho actuellement avec les atrocités des terroristes de Daech et autres égorgeurs « djihadistes », sans d’abord remonter de quelques siècles dans l’histoire très particulière du pays.
Du XVe siècle jusqu’au début du XVIIe, le Japon de la période dite Sengoku 1 vit sous la menace constante de guerres civiles entre ses provinces. La caste des samouraïs, constituée en familles ou clans, compte pour 7-8% de la population et s’emploie généralement au service de daimyôs (seigneurs de la guerre locaux) moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, privilèges ou domaines terriens. Selon l’historien Karl Friday, « Les liens entre le maître et ses vassaux étaient contractuels, basés sur l’intérêt mutuel et des avantages, et étaient lourdement conditionnés par les exigence de l’intérêt personnel. Les guerriers médiévaux n’étaient loyaux envers leurs seigneurs que dans la mesure où cela leur bénéficiait. Ils pouvaient, et c’était fréquent, changer d’allégeance quand la situation le demandait. En fait, dans l’histoire du Japon, il y a très peu de batailles où la défection – souvent en plein milieu de l’action – de l’un ou de plusieurs des principaux guerriers n’a pas été un facteur. » 2

En termes plus directs, les samouraïs de l’ancien Japon étaient tout bonnement des mercenaires, les hommes de main d’une féodalité étrangère à la notion occidentale d’une vassalité fondée sur la fidélité à la parole donnée, l’honneur et l’obéissance. Même le célèbre rite dit « seppuku » censé laver l’honneur du vaincu se limitait généralement à des actes désespérés entrepris uniquement en cas de certitude de mort sous la torture – rien d’aussi héroïque que ce qu’en décrit l’apologétique moderne des samouraïs, donc. « Notre conception occidentale de ‘l’honneur’ n’avait pas grande signification pour les samouraïs dans la conduite de leurs batailles. Les samouraïs étaient avant tout des réalistes. Au cours des guerres, ils rompaient volontiers des traités, piégeaient leurs opposants, attaquaient au milieu de la nuit et utilisaient toutes les ruses qui pouvaient leur donner l’avantage. (…) Il n’y avait rien d’honorable à leurs tactiques guerrières, en tous cas dans notre définition du terme. » (Charles Sharam, « The Samurai: Myth Versus Reality »). 3

Les tactiques, ruses et traîtrises – pièges, fausses bannières, attaques nocturnes, éléments apparemment incontrôlés (inscrits à ce jour dans la société japonaise, par exemple chez les yakuzas), etc, des anciens samouraïs décrits par Sharam définiront point par point la conduite de la guerre entreprise des siècles plus tard par l’armée japonaise du XXe siècle.

L’ère Edo : Shogun, seigneurs de la guerre et samouraïs, une société paradoxalement pacifique

De 1603 à 1867, après avoir mis fin aux guerres, les Shoguns successifs de la dynastie Tokugawa supervisent une longue période de paix appelée ère Tokugawa ou Edo 4 (de l’ancien nom de Tokyo, capitale des Tokugawa). Les samouraïs, obligés de remballer leur épée – ou de ne plus la porter qu’en marque de statut – deviennent des bureaucrates stipendiés et leurs employeurs, les daimyôs (seigneurs de la guerre), de simples administrateurs de territoires.

Le Shogun, seigneur de la guerre régnant qui a relégué l’empereur à un rôle de symbole et exerce le pouvoir en son nom, fonde une société strictement divisée en castes, avec au sommet les daimyôs et samouraïs, ensuite les fermiers, puis les artisans et enfin les marchands, le reste de la population et tout au bas de l’échelle mais non comptabilisés, les hors-castes dont la minorité Ainu, les descendants d’esclaves, les bouchers, les tanneurs, les bourreaux, les acteurs, les délinquants et criminels condamnés, les geishas et les autres prostitué(e)s.

Vers 1890, période Meiji : autoportrait du samouraï reconverti dans la photographie Ueno Hikoma

Malgré un ordre social pesant dominé par la bureaucratie de samouraïs rapaces et despotiques à qui les gens du commun doivent s’adresser sur le ton de la plus profonde déférence 5 (ils ont droit de vie et de mort sur la population, même pour des offenses aussi légères que l’impolitesse), la période Edo connaît une prospérité sans précédent dans l’histoire du Japon. Les marchands s’enrichissent à un point tel que les samouraïs, qui voient s’estomper leur distinction de caste, se forgent de toutes pièces une identité tributaire d’une simili-mystique sociale et guerrière propre à maintenir leur ascendant sur une société paisible où ils sont aussi inutiles que détestés par la population, qui les décrit volontiers comme « des parasites ». 6

Ainsi, sous les Tokugawa, deux cultures parallèles se côtoient sans s’interpénétrer : celle de la classe des samouraïs oisifs, réduits à des emplois de bureaux et celle, dynamique et urbaine, de la caste marchande montante. 7 Si les marchands se sont, par exemple, appropriés le théâtre populaire dit Kabuki ainsi que, dans un emprunt au bouddhisme zen, l’art de la décoration florale (ikebana), qu’à cela ne tienne, les samouraïs annexent un type particulier de bonsaï, le yamadori, et interdisent au peuple l’apprentissage et la pratique de l’austère théâtre Noh (inspiré du shinto), qui restera l’apanage de l’aristocratie et le gage d’un bon goût inaccessible aux castes inférieures. 8 Dans sa tentative de se démarquer des marchands, la caste aristocratique ritualisera et codifiera tout ce qui peut l’être, jusqu’à la façon de boire du thé ou, chez les samouraïs en charge des forces de police, de ligoter les délinquants avec des noeuds différents selon leur rang (tout un « art » qui, encore aujourd’hui, nourrit la scène artistique contemporaine japonaise et sa pornographie en découlera 9).

Qu’ils soient bourgeois ou aristocratiques, aucun des arts et rites sociaux qui s’épanouissent au cours de la période Tokugawa (les différents types de jardin japonais, la cérémonie du thé, le Noh, le Kabuki, l’ikebana, la calligraphie, l’estampe, l’impression sur bois, le bonsaï, etc) n’a la moindre portée spirituelle ; seule la recherche esthétique compte, et les scrupuleuses lignes de partage entre les différentes disciplines n’opèrent qu’à titre de repères sociaux.

Sur le thème de la guerre, les écrits des samouraïs de la période Edo dénotent un manque total de références communes à la caste : chacun y va de son interprétation personnelle de ce que doit être un « vrai » guerrier. A noter que, pendant que des samouraïs bedonnants qui n’ont plus, en fait d’ennemis, que leurs domestiques et la population à houspiller 10 tentent vaille que vaille de s’inventer une éthique guerrière à grand renforts d’imagination et de réécritures de l’histoire, le Shogun se méfie tellement des habitudes de félonie des daimyôs que pour s’assurer de leurs bons et loyaux services, il retient leurs familles en otage à Edo (Tokyo). 11 « La vérité est que les expressions de loyauté désintéressée brillaient par leur absence. » (Karl Friday 12).

Parallèlement, le Japon est isolé du reste de la planète. Les Shoguns Tokugawa détiennent un monopole sur le commerce extérieur et en bloquent les rouages au maximum : à l’exception d’un comptoir hollandais et d’un comptoir chinois qui voit un aller-retour constant de jonques à Nagasaki, 13 les pays extérieurs sont interdits de commerce et de diplomatie et les Japonais, de sortie du pays.

Le clash de deux civilisations

Le 8 juillet 1853, à la tête d’une flottille de quatre navires de guerre américains, le commodore Matthew Calbraith Perry débarque au Japon avec une lettre exigeant l’ouverture du pays au commerce avec les USA sous peine de guerre. Le Japon, qui mesure l’insuffisance de ses forces face à la puissance militaire américaine, s’exécute, ouvre ses frontières 14 et découvre avec stupeur et consternation l’étendue de son retard technologique.

Les Occidentaux ne sont toutefois pas venus jusqu’au Japon pour y proposer leurs prouesses techniques à l’admiration des foules asiatiques, mais pour y imposer par la force les tristement célèbres « traités inégaux », à savoir des contrats qui bénéficient bien plus les pays industrialisés que leurs ports d’attache en Asie. 15 La guerre de Sécession (1861-65) mobilisant toutes les ressources américaines, les USA passent en 1861 le témoin à la couronne britannique, qui se chargera de la bonne marche de la nouvelle quasi-colonie japonaise. 16

Même si pour des raisons encore mystérieuses, les traités inégaux s’appliquent avec bien moins de rigueur au Japon 17 qu’en Chine ou à Siam et que dès 1894, le Traité Aoki-Kimberley entre Londres et le Japon met fin aux légations britanniques au Japon (suivront les USA, puis la Russie et l’Allemagne en 1895 et l’année suivante, la France et la Hollande ; les raisons précises de ce traitement de faveur unique en Asie restent controversées 18), l’affaire créera des ressentiments qui aboutiront à l’ultra-nationalisme japonais : la double humiliation de l’arriération du pays (ou du moins, de ce que les Japonais perçoivent comme de l’arriération) et de l’iniquité des pouvoirs occidentaux, très mal digérée par certains seigneurs de la guerre imperméables aux charmes d’une modernité qui les prive de leur ascendant social, éveillera un orgueil nationaliste qui finira par submerger le pays.

L’empereur Meiji et les débuts d’un militarisme d’État

En 1868, le Shogun cède le contrôle de l’État à l’empereur. C’est la fin d’un monde féodal et le début d’une modernité frénétique et belliqueuse : la restauration Meiji (1868-1912 19 ). Le Japon, qui met les bouchées doubles pour rattraper son retard, recentre l’autorité sur la personne de l’empereur et adapte sa religion traditionnelle à un agenda précipité d’unification : le shinto impérial, 20 qui exige une loyauté sans faille envers l’empereur déclaré descendant de la déesse solaire Amaterasu, devient religion d’État. Le gouvernement unifie le langage (plus de douze langages et une multitude de dialectes, dont certains très spécialisés comme celui des geikos (geishas) du quartier Gion de Kyoto, freinent les échanges dans l’archipel 21), nationalise l’éducation, abolit les castes et la féodalité, instaure un nouveau système de taxation, crée une armée nationale et la modernise avec l’aide de la France, 22 adopte un système légal à l’occidentale et une constitution d’inspiration prussienne, fonde un système bancaire, achète du pétrole et de l’acier aux USA 23 et des armes à divers autres pays, importe des technologies occidentales –- en particulier militaires — construit des usines, et encourage l’entreprise privée.

Mais tout cela ne peut suffire. Le Japon n’entame pas une modernisation à marche forcée seulement pour se mettre à la page ; il entend bien rivaliser avec les pays occidentaux qui dominent l’Asie – les USA, le Royaume-Uni, la France, la Russie, l’Italie, etc 24 – et dans ce but, il a besoin d’une identité nationale apte à soutenir sa marche vers le statut de puissance mondiale. Avec toute la naïveté d’un pays longtemps replié sur lui-même, intellectuellement isolé, gouverné pendant des siècles par une caste guerrière tyrannique (sa seule référence en matière de pouvoir), honteux de son retard et catapulté dans une modernité qu’il ne s’accorde pas le temps de comprendre, il adopte un soi-disant « code d’honneur des anciens samouraïs » concocté en 1900 à partir d’éléments épars par Inazo Nitobe, un auteur plus versé dans la culture protestante américaine que dans le shintô-bouddhisme de son pays : le bushido. 25

Bushido, la « voie du guerrier », la clé d’un fanatisme sanguinaire ?

Le bushido (ou « voie du guerrier ») de Nitobe mêle fantaisies virilistes sur les samouraïs de l’ancien Japon, citations bibliques et austérité de la morale protestante quaker, établit un code d’honneur rigide et interdit la désobéissance et la reddition. Même s’il réprouve la cruauté gratuite, le cocktail se révélera une assise idéologique parfaitement adaptée à la machine de guerre militariste, ultra-nationaliste et expansionniste souhaitée par l’empereur Meiji (le Japon testera d’ailleurs sa version sui generis de la modernité en déclarant la guerre à la Chine dès 1894 puis – enhardie par ses victoires et dopée au bushido – en attaquant la Russie en 1904 et en colonisant la Corée en 1910, dans les premières étapes d’un aventurisme impérialiste sanguinaire qui perdurera jusqu’à sa débâcle de 1945).

Conjointement au bushido, le shinto d’État participe de la nouvelle idéologie impériale : non seulement l’empereur est d’essence divine, mais tous les êtres humains, en tant que descendants des Kamis (esprits naturels du shinto) partagent cet honneur. Et, comme les Kamis ont créé le Japon avant les autres pays, l’empereur du Japon est, de facto, le chef suprême de tous les humains et les Japonais, la race supérieure appelée à asservir toutes les autres. 26 « C’est la mission du Japon d’être la puissance suprême de l’Asie, des mers du Sud et à terme, des quatre coins du monde » – General Sadao Araki

Malgré son origine fantasmagorique et les critiques des historiens (vite censurées par le gouvernement), l’élite ultra-nationaliste du Japon de Meiji et ensuite, de Hiro-Hito voient dans le bushido une excellente façon de militariser l’ensemble de la société japonaise. « De multiples façons, le bushido s’est répandu hors des classes sociales dont il est originaire, et a agi comme un levain au sein des masses, apportant une norme morale à toute la population. » (Nitobe). Selon ses adeptes, « l’esprit du guerrier » représentant l’essence même du Japon, chaque Japonais, même au plus bas de l’échelle sociale, peut aspirer à la gloire d’un samouraï. Le statut privilégié d’autocrate inique et redouté longtemps réservé à l’élite guerrière de la société japonaise devient celui de tout un chacun.

Les tentations de gloriole et l’hubris individuelle l’emportent : le Japon, qui malgré son expansionnisme croissant et un débat public de plus en plus muselé, a tutoyé la démocratie sous l’empereur Meiji et son bref successeur Taisho (1912-1921 27), tombe dans le fanatisme nationaliste sous Hiro-Hito. 28 En 1923, les mots de l’écrivain Junichiro Tanizaki en réaction au tremblement de terre qui tue près de 100 000 personnes à Tokyo résument les tonalités sadiques de l’exaltation nationaliste et « purificatrice » de l’époque : « Presque en même temps, j’ai ressenti une brusque montée d’euphorie que je ne pouvais pas arrêter. ‘Tokyo n’en sera que meilleure !’ me disais-je. » 29

Si la crise de 29 frappe le Japon de plein fouet, elle ne fait qu’attiser son expansionnisme. Au début des années 30, la faction militariste assassine un à un les pacifistes du gouvernement 30 pendant que l’éducation nationale japonaise continue son travail d’adaptation de l’histoire 31 aux visées conquérantes de l’empereur – ou de son entourage politique, comme on voudra – et se charge de la propagande de guerre auprès des jeunes. « Les textes de la période Edo qui montraient la plus grande nostalgie pour les conditions pre-Tokugawa étaient soigneusement sélectionnés et expurgés d’éléments contraires au projet national du début du XXème siècle. » (Oleg Benesh, Bushido : the creation of a martial ethic in late Meiji Japan) 32

De la destruction à l’autodestruction

Une fois radicalisée par l’entourage de l’empereur – et sûrement par Hiro-Hito même – la « voie du guerrier » devient le Mein Kampf japonais. Le bushido sous stéroïdes du Japon de Hiro-Hito demande une loyauté de machine à l’empereur, déclare la reddition impardonnable (les prisonniers de guerre du Japon en souffriront) et considère la plus petite compassion envers les ennemis vaincus (y compris les femmes, les personnes âgées, les enfants et même les bébés) comme une faiblesse inexcusable. 33 Au cours de leur errance meurtrière de la guerre sino-japonaise et de la Seconde Guerre mondiale, les Japonais de l’armée en arriveront à des actes répétés, habituels, de cannibalisme 34 dont le chercheur Yuki Tanaka 35 nie qu’ils aient résulté de périodes de famine ou d’un moral en berne, une justification courante. « Les rapports disent que le moral était bon. C’était souvent fait sur ordre d’un supérieur. Je pense que c’était pour affermir la sensation de victoire, et pour donner des nerfs d’acier aux soldats. Cela aidait les soldats à créer des liens, parce que tout le groupe brisait le tabou du cannibalisme ensemble. »

A force de mépris envers l’individu et d’atrocités, l’armée japonaise se déshumanisera rapidement. La haine envers l’autre virera à la haine de soi, et la furie destructrice à un avilissement autodestructeur. Les soldats japonais basculeront dans des états psychologiques si dégradés qu’une seule sortie leur restera ouverte : l’autodestruction concrète, physique, des commandos de kamikazes et de civils de leur propre pays, qu’ils pousseront dans plusieurs cas à des suicides de groupe. 36

Au Japon, l’extrémisme impérialiste a trouvé son seul aboutissement possible : la mort psychique, concrétisée dans de nombreux cas par l’autodestruction physique. Aujourd’hui, les attentats-suicides d’entités ultra-violentes comme Daech ou al-Qaïda redonnent des exemples des mêmes rouages psychologiques : aux mêmes causes, les mêmes effets.

Corinne Autey-Roussel

Références :

1 Sengoku Period
http://wiki.samurai-archives.com/index.php?title=Sengoku_Period

2 Friday, Karl F. “Bushidō or Bull? A Medieval Historian’s Perspective on the Imperial Army and the Japanese Warrior Tradition.”
http://www.jstor.org/discover/10.2307/494774?sid=21105746422221&uid=3738016&uid=4&uid=2

3 https://thegoldeneggs.wordpress.com/2009/11/26/the-samurai-myth-versus-reality/

4Life During the Edo Period
http://www.ushistory.org/civ/10e.asp

5 Au Japon à ce jour, il y a au moins quatre façons différentes de s’adresser à ses interlocuteurs, selon leur statut.
http://kimallen.sheepdogdesign.net/Japanese/polite.html

6 Bushido : the creation of a martial ethic in late Meiji Japan, Oleg Benesch, page 27.
https://circle.ubc.ca/handle/2429/31136

7 The Samurai-Merchant Divide in Late Tokugawa, and Tokugawa Popular Art
http://www.indiana.edu/~ealc100/JArt1.html

8 The history of Noh and Kyogen
http://www2.ntj.jac.go.jp/unesco/noh/en/history/history5.html

10 La mafia japonaise, les Yakuzas, serait née à la fois des bandes de samouraïs pillards de la période Edo et de groupes de défense de villageois contre leurs déprédations.
http://digitalcommons.law.ggu.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1034&context=annlsurvey

11 Sankin Kotai and the Hostage System
http://www.nakasendoway.com/sankin-kotai-and-the-hostage-system/

12 Bushido : the creation of a martial ethic in late Meiji Japan
https://circle.ubc.ca/handle/2429/31136

13 Sino-Japanese Interaction via Chinese Junks in the Edo Period, par Matsuura Akira
http://www.sciea.org/data-j01/05_Articles3_Matsuura.pdf

14 A Chronology of Japanese History, Edo Period.
http://www.shikokuhenrotrail.com/japanhistory/edohistory.html

15 1850s: Japan & the Unequal Treaties with the West
http://www.kobejournal.com/japan%20history/1850%20unequal%20treaties.html

16 A Chronology of Japanese History, aller à 1861.
http://www.shikokuhenrotrail.com/japanhistory/edohistory.html

17 Negotiating with Imperialism: The Unequal Treaties and the Culture of Japanese Diplomacy
http://www.hup.harvard.edu/catalog.php?isbn=9780674022270

18 SOVEREIGNTY, STATE-BUILDING and The ABOLITION of EXTRATERRITORIALITY, par Turan Kayaoglu
http://socsci2.ucsd.edu/~aronatas/scrretreat/Kayaoglu.Turan.doc

19 Meiji Modernization (1868-1912)
http://www.funfront.net/hist/japan/meiji2.htm

20 Emperor System (State Shinto)
http://www.philtar.ac.uk/encyclopedia/shinto/state.html

21 http://www.japantimes.co.jp/news/2007/11/13/reference/dialect-rife-japan-can-be-tongue-twisting/#.VQsoLbaKWT4

22 Relations de la France avec le Japon de Meiji
http://gallica.bnf.fr/html/und/livres/relations-avec-le-japon-de-meiji

23 Japan, China, the United States and the Road to Pearl Harbor, 1937–41
https://history.state.gov/milestones/1937-1945/pearl-harbor

24 Japan, the United States, and the Road to World War II in the Pacific, par Richard J. Smethurst
http://www.japanfocus.org/-richard_j_-smethurst/3825

25 Bushido: Way of Total Bullshit http://www.tofugu.com/2014/12/08/bushido-way-total-bullshit/

26 Japanese Racism and Racism Towards Japanese
http://factsanddetails.com/asian/ca67/sub426/item2538.html

27 Taisho règne nominalement jusqu’en 1926 mais à cause de problèmes de santé, il cède la régence à Hiro-Hito dès la fin 1921.

28 Hirohito (1901-1989) and Meiji/Taisho/Early Showa Japan
http://www.iun.edu/~hisdcl/G369_2002/showa%20emperor.htm

29 The Taisho Era: When modernity ruled Japan’s masses
http://www.japantimes.co.jp/life/2012/07/29/general/the-taisho-era-when-modernity-ruled-japans-masses/#.VRChQ7aKWT4

30 Japan, the United States, and the Road to World War II in the Pacific
http://www.japanfocus.org/-richard_j_-smethurst/3825

31 The invention of a new religion, par Basil Hall Chamberlain
http://www.gutenberg.org/files/2510/2510-h/2510-h.htm

32 https://circle.ubc.ca/bitstream/handle/2429/31136/ubc_2011_spring_benesch_oleg.pdf

33 An attempts to explain Japanese war crimes
http://www.pacificwar.org.au/JapWarCrimes/Explaining_JapWarCrimes.html

35 Hidden Horrors: Japanese War Crimes In World War II (Transitions–Asia and Asian America) par Yuri Tanaka http://www.amazon.com/Hidden-Horrors-Japanese-Transitions-Asia-America/dp/0813327180

36 Marpi Point: Saipan’s Final Act
https://todayshistorylesson.wordpress.com/tag/marpi-point/
et Pressure to prove loyalty paved way for mass suicides in Battle of Okinawa
http://ajw.asahi.com/article/behind_news/social_affairs/AJ201306210078

Ajouter un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :