Covid-19 : le virus est-il vraiment originaire de Chine ?

Deux articles qui se suivent et se complètent font le tour du Web anglophone en ce moment. Nous les proposons parce le deuxième article a été retweeté hier par Lijan Zhao, porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, et qu’il représente donc le son de cloche de Pékin – et peut-être même aussi, comme nous le verrons, de l’Asie.

(Tweet : Cet article est très important pour chacun d’entre nous. Veuillez le lire et le retweeter, SVP. COVID-19 : de nouvelles preuves de l’origine américaine du virus)

De plus, dans une démarche inédite dans la diplomatie chinoise habituellement toute en retenue, le même Lijian Zhao a publiquement accusé les USA de mensonge sur l’origine du coronavirus. Dans la vidéo commentée par Zhao ci-dessous, le directeur du Center for Disease Control (CDC) des USA, Robert Redfield, admet publiquement que des morts américains attribués à la grippe, cette saison, ont pu décéder du Covid-19.

(Tweet : Le CDC a été pris sur le fait. De quand date le patient zéro aux États-Unis ? Combien de personnes sont infectées ? Quels sont les noms des hôpitaux ? C’est peut-être l’armée américaine qui a amené l’épidémie à Wuhan. Soyez transparent ! Rendez publiques vos données ! Les États-Unis nous doivent une explication !)

Si Zhao fait allusion à l’armée américaine, c’est parce que les Jeux mondiaux militaires d’été de 2019 se sont tenus à Wuhan, du 18 au 27 octobre dernier. La délégation américaine comptait 300 athlètes des forces armées des USA. La Chine pense aujourd’hui que certains de ces athlètes pouvaient être infectés par le coronavirus.

Mais avant de continuer, un avertissement préliminaire :  dans les articles qui suivent, une théorie selon laquelle le nouveau coronavirus se serait échappé d’un laboratoire militaire P4 américain insuffisamment sécurisé est abordée. Que ce laboratoire ait été dangereux est certain, puisqu’il a été fermé pour des raisons de sécurité par les autorités sanitaires des USA, le CDC. Mais que le nouveau coronavirus en provienne est beaucoup plus discutable, pour une raison simple : ce labo, Fort Detrick, est situé dans le Maryland, sur la côte Est. Si un virus s’en était échappé, en toute bonne logique, la contagion aurait été maximale dans ses environs. Mais ce n’est pas le cas : aux USA, le coronavirus sévit principalement dans l’État de Washington et en Californie (donc sur la côte Ouest, à des milliers de kilomètres du Maryland) et à New York – ce qui est explicable, pour cette dernière, par sa haute densité de population.

Mais, que le nouveau coronavirus « de Wuhan » provienne de Fort Detrick ou de chauves-souris, peu importe : la thèse principale des articles, selon laquelle il est en fait est originaire des USA, n’en repose pas moins sur des bases scientifiques qui semblent aller bien au delà de la simple hypothèse.

Premier article, en date du 4 mars 2020

Coronavirus chinois, une mise à jour choquante : le virus vient-il des USA ?

Par Larry Romanoff
Paru sur Global Research sous le titre China’s Coronavirus: A Shocking Update. Did The Virus Originate in the US?


Le Japon, la Chine et Taïwan rapportent ce qu’ils savent sur l’origine du virus.

Les médias occidentaux ont rapidement occupé l’espace médiatique et ont présenté la version officielle sur l’épidémie du nouveau coronavirus qui semblait avoir débuté en Chine, affirmant qu’il provenait d’animaux d’un marché de fruits de mer de Wuhan.

En fait, l’origine a été longtemps inconnue, mais il semble maintenant probable, selon les rapports chinois et japonais, que le virus soit venu d’ailleurs, de plusieurs endroits, mais qu’il n’ait commencé à se répandre largement qu’après être arrivé sur le marché.

Plus précisément, il semble que le virus ne soit pas originaire de Chine et, selon les reportages des médias japonais et autres, il pourrait provenir des États-Unis.

Des chercheurs chinois concluent que le virus est originaire de l’extérieur de la Chine

Après avoir recueilli des échantillons du génome en Chine, des chercheurs médicaux ont d’abord démontré de manière concluante que le virus ne provenait pas du marché des fruits de mer, mais de multiples sources non identifiées, après quoi il est arrivé au marché des fruits de mer, d’où il s’est répandu partout. (1) (2) (3)

Une nouvelle étude chinoise indique que le nouveau coronavirus n’est pas originaire du marché des fruits de mer de Huanan. Source: Global Times Publié : 2020/2/22 20:14:18

Selon le Global Times :

Une nouvelle étude menée par des chercheurs chinois indique que le nouveau coronavirus pourrait avoir commencé à se transmettre d’homme à homme fin novembre à partir d’un autre endroit que le marché de fruits de mer de Huanan, à Wuhan.

L’étude publiée sur ChinaXiv, une base de données chinoise ouverte aux chercheurs scientifiques, révèle que le nouveau coronavirus a été introduit sur le marché des fruits de mer à partir d’un ou plusieurs autres endroits, puis s’est rapidement propagé à partir du marché en raison de son grand nombre de contacts humains étroits. Les conclusions sont le résultat d’analyses des données sur le génome, les sources d’infection et la voie de propagation des variantes du nouveau coronavirus recueillies dans toute la Chine.

L’étude estime que le ou les patients zéro ont transmis le virus aux travailleurs ou aux vendeurs du marché des fruits de mer de Huanan, ce marché surpeuplé ayant facilité la transmission du virus aux clients, ce qui a provoqué une grande propagation au début du mois de décembre 2019. (Global Times, 22 février 2020, gras ajouté (2)

Les autorités médicales chinoises – et les « agences de renseignement » – ont ensuite mené une recherche rapide et de grande envergure sur l’origine du virus, en recueillant près de 100 échantillons du génome provenant de 12 pays différents sur 4 continents, et identifiant toutes les variantes et mutations. Au cours de ces recherches, ils ont déterminé que l’épidémie avait commencé beaucoup plus tôt, probablement en novembre, peu après les Jeux militaires de Wuhan.

Ils sont ensuite arrivés indépendamment aux mêmes conclusions que les chercheurs japonais, à savoir que le virus n’a pas commencé en Chine, mais y a été introduit de l’extérieur.

Zhong Nanshan, le plus grand spécialiste chinois des maladies respiratoires, a déclaré le 27 janvier

Bien que le COVID-19 ait été découvert pour la première fois en Chine, cela ne signifie pas qu’il soit originaire de ce pays ».

Mais c’est du chinois pour dire « il est originaire d’un autre endroit, d’un autre pays ». (4)

Cela soulève bien sûr des questions quant au lieu d’origine réel. Si les autorités ont poursuivi leur analyse à travers 100 échantillons de génome provenant de 12 pays, elles devaient avoir une raison impérieuse de rechercher la source d’origine en dehors de la Chine. Cela expliquerait qu’il ait été si difficile de localiser et d’identifier un « patient zéro ».

Médias japonais : Le coronavirus pourrait être originaire des États-Unis

En février 2020, le journal télévisé japonais de la chaîne Asahi (presse écrite et télévision) a affirmé que le coronavirus provenait des États-Unis et non de Chine, et que certains (ou beaucoup) des 14 000 décès américains attribués à la grippe pourraient en fait avoir été causés par le coronavirus. (5)

Un reportage d’une chaîne de télévision japonaise révélant le soupçon selon lequel certains de ces Américains pourraient avoir contracté le coronavirus sans le savoir est devenu viral sur les médias sociaux chinois, alimentant des craintes et des spéculations en Chine selon lesquelles le nouveau coronavirus pourrait provenir des États-Unis.

Le reportage, réalisé par la société japonaise TV Asahi Corporation, suggère que le gouvernement américain n’a peut-être pas réalisé à quel point le virus s’était répandu sur le sol américain.

Cependant, on ignore si des Américains morts de la grippe avaient en fait contracté le coronavirus, comme l’a rapporté TV Asahi. (People’s Daily, en anglais, 23 février 2020, gras ajouté.)

Le 14 février, le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a annoncé qu’il commencerait à tester les personnes atteintes d’une affection pseudo-grippale pour le nouveau coronavirus dans les laboratoires de santé publique de Los Angeles, San Francisco, Seattle, Chicago et New York.

Le réseau TV Asahi a présenté des documents scientifiques à l’appui de ses affirmations, soulevant un problème : personne ne connaît la cause réelle des décès précédents, parce que les États-Unis ont négligé de faire des tests ou n’en ont pas publié les résultats. Le Japon n’a pas abordé les questions de savoir si le virus est d’origine naturelle ou humaine, si sa propagation était accidentelle ou délibérée, se contentant de déclarer que l’épidémie de virus pouvait avoir eu lieu pour la première fois aux États-Unis. L’Internet occidental semble avoir été épuré de cette information, mais les médias chinois y font toujours référence.

Ces affirmations ont jeté un pavé dans la mare non seulement au Japon mais aussi en Chine, devenant immédiatement virales sur les réseaux sociaux chinois, d’autant plus que les Jeux Mondiaux Militaires se sont tenus à Wuhan en octobre, et il avait déjà été largement conjecturé que le virus pouvait avoir été transmis à ce moment – à partir d’une source étrangère.

Peut-être les délégués américains ont-ils apporté le coronavirus à Wuhan, et une qu’une mutation s’est produite sur le virus, le rendant plus mortel et plus contagieux, et provoquant une épidémie cette année. » (People’s Daily, 23 février 2020) (1)

Shen Yi, un professeur de relations internationales à l’université Fudan de Shanghai, a déclaré que les virologues mondiaux « y compris les agences de renseignement » étaient à la recherche de l’origine du virus. Autre fait intéressant, le gouvernement chinois n’a rien nié à ce sujet. L’article de presse du People’s Daily [un organe officiel du gouvernement chinois, NdT] déclarait :

Les net-citoyens sont encouragés à participer activement aux discussions, mais de préférence de manière rationnelle. »

En Chine, c’est significatif. Si les reportages avaient été faux, le gouvernement l’aurait indiqué clairement et aurait demandé aux gens de ne pas répandre de fausses rumeurs.

Un virologue taïwanais suggère que le coronavirus est originaire des États-Unis

Puis, le 27 février, Taiwan a diffusé un journal télévisé (cliquez ici pour accéder à la vidéo (en chinois), qui présentait des diagrammes suggérant que le coronavirus provenait des États-Unis. (6)

Vous trouverez ci-dessous une traduction approximative, un résumé et une analyse du contenu sélectionné de ce bulletin d’information. (voir carte ci-dessous)

L’homme dans la vidéo est un virologue et pharmacologue de haut niveau qui a effectué une recherche longue et détaillée pour trouver la source du virus. Il passe la première partie de la vidéo à expliquer les différents haplotypes (variantes, si vous voulez), et explique comment ils sont liés les uns aux autres, comment l’un doit avoir précédé l’autre, et comment un type est dérivé d’un autre. Il explique qu’il s’agit de science élémentaire et qu’elle n’a rien à voir avec des questions géopolitiques. Il décrit comment, comme pour les nombres dans l’ordre, le 3 doit toujours suivre le 2.

L’un de ses principaux arguments est que le type infectant Taïwan n’existe qu’en Australie et aux États-Unis et, puisque Taïwan n’a pas été infecté par des Australiens, l’infection à Taïwan n’a pu provenir que des États-Unis.

La logique de base est que le lieu géographique présentant la plus grande diversité de souches virales doit être la source d’origine, car une souche ne peut pas émerger de rien. Il a démontré que seuls les États-Unis possèdent les cinq souches connues du virus (alors que Wuhan et la plupart de la Chine n’en possèdent qu’une, tout comme Taïwan et la Corée du Sud, la Thaïlande et le Vietnam, Singapour, et l’Angleterre, la Belgique et l’Allemagne), ce qui fonde sa thèse selon laquelle les haplotypes présents dans d’autres nations pourraient tous provenir des États-Unis.

La Corée et Taïwan ont un haplotype du virus différent de celui de la Chine, peut-être plus infectieux mais beaucoup moins mortel, ce qui expliquerait leur taux de mortalité de seulement 1/3 de celui de la Chine.

Ni l’Iran ni l’Italie n’ont été inclus dans les tests ci-dessus, mais ces deux pays ont maintenant déchiffré le génome localement dominant et les ont déclarés comme des variantes différentes de celles de la Chine, ce qui signifie qu’elles ne sont pas originaires de Chine, mais qu’elles ont nécessairement été introduites à partir d’une autre source. Il convient de noter que la variante italienne a approximativement le même taux de mortalité que celle de la Chine, trois fois plus élevé que celui des autres nations, tandis que l’haplotype iranien semble être le plus meurtrier avec un taux de mortalité compris entre 10 et 25 %. (7) (8) (9)

En raison de l’énorme couverture médiatique occidentale centrée sur la Chine, une grande partie du monde croit que le coronavirus s’est propagé à toutes les autres nations à partir de la Chine, mais il semble maintenant que cela ait été amplement réfuté. Avec une cinquantaine de pays dispersés dans le monde ayant identifié au moins un cas au moment de la rédaction de cet article, il serait très intéressant d’examiner des échantillons de virus provenant de chacun de ces pays afin de déterminer leur lieu d’origine, ainsi que les sources à l’échelle mondiale et les modes de propagation.

Le virologue a également déclaré que les États-Unis ont récemment eu plus de 200 cas de « fibroses pulmonaires » qui ont entraîné la mort de patients incapables de respirer, mais dont l’état et les symptômes ne pouvaient pas être expliqués par une fibrose pulmonaire. Il a déclaré avoir écrit des articles pour informer les autorités sanitaires américaines et leur demander de considérer sérieusement ces décès comme résultant du coronavirus, mais elles ont réagi en attribuant la responsabilité de ces décès aux e-cigarettes, puis ont fait taire toute autre opinion…

Le médecin taïwanais a ensuite déclaré que l’épidémie de virus a commencé plus tôt que prévu, en disant : « Nous devons remonter à septembre 2019 ».

Il a évoqué des cas, en septembre 2019, où des Japonais s’étaient rendus à Hawaï et étaient rentrés chez eux infectés. Ces personnes n’étaient jamais allées en Chine. C’était deux mois avant les infections en Chine et juste après que le CDC ait soudainement et totalement fermé le laboratoire de recherche en armes biologiques de Fort Detrick, affirmant que les installations étaient insuffisantes pour prévenir la fuite d’agents pathogènes. (10) (11)

Il a déclaré avoir personnellement enquêté très soigneusement sur ces cas (tout comme les virologues japonais qui sont arrivés à la même conclusion). Cela pourrait indiquer que le coronavirus s’était déjà propagé aux États-Unis, mais que les symptômes étaient officiellement attribués à d’autres maladies, et donc peut-être masqués.

L’important site d’information chinois Huanqiu a relaté un cas aux États-Unis où une femme s’était fait annoncer par des médecins qu’un de ses parents était mort de la grippe, mais dont le certificat de décès mentionnait le coronavirus comme cause du décès. Le 26 février, le réseau d’information KJCT8 affilié à ABC News, a rapporté qu’une femme avait récemment déclaré aux médias que sa sœur était morte des suites d’une infection par le coronavirus. Almeta Stone, résidente de Montrose, Colorado, a déclaré : « Ils (le personnel médical) nous ont informés que c’était la grippe, et quand j’ai reçu le certificat de décès, il y avait le coronavirus dans la cause du décès ». (12)

Nous ne pouvons pas déterminer le nombre de ces cas aux États-Unis, mais comme le CDC ne dispose apparemment d’aucun kit de test fiable et qu’il n’effectue que peu ou pas de tests de dépistage du virus, il se peut qu’il y en ait d’autres.

***

Juste pour information :

Au cours des deux dernières années (pendant la guerre commerciale), la Chine a connu plusieurs pandémies :

le 15 février 2018 : grippe aviaire H7N4. Elle a rendu malade au moins 1 600 personnes en Chine et en a tué plus de 600. De nombreux poulets ont été tués. La Chine a dû acheter des volailles américaines.

Juin 2018 : Grippe aviaire H7N9. Beaucoup de poulets tués. La Chine a dû acheter des volailles américaines.

Août 2018 : épidémie de grippe porcine africaine. Même souche que la Russie, en provenance de Géorgie. Des millions de porcs tués. La Chine a dû acheter des porcins américains.

24 mai 2019 : infestation massive de Légionnaires d’automne (ou Noctuelles américaines du maïs) dans 14 régions de province en Chine, qui a détruit la plupart des cultures vivrières. S’est rapidement propagée à plus de 8 500 hectares de la production céréalière chinoise. Ces noctuelles produisent un nombre énorme d’œufs. La Chine a dû acheter des produits agricoles américains – maïs, soja.

Décembre 2019 : l’apparition du coronavirus met l’économie chinoise à l’arrêt.

Janvier 2020 : La Chine est frappée par une souche « hautement pathogène » de grippe aviaire dans la province du Hunan. Beaucoup de poulets sont morts, beaucoup d’autres ont dû être tués. La Chine a dû acheter des volailles américaines.

Selon l’adage, les coups du sort vont par trois, pas par six.

***

Notes

(1) https://www.globaltimes.cn/content/1180429.shtml
(2) https://news.cgtn.com/news/2020-02-23/New-study-shows-Wuhan-seafood-market-not-the-source-of-COVID-19-OjhaHnwdnG/index.html
(3) https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S0140-6736%2820%2930183-5
(4) http://www.xinhuanet.com/english/2020-02/27/c_138824145.htm
(5) http://en.people.cn/n3/2020/0223/c90000-9661026.html
(6) https://m.weibo.cn/status/4477008216030027#&video
(7) http://en.people.cn/n3/2020/0301/c90000-9663473.html
(8) http://www.ansa.it/english/news/2020/02/27/coronavirus-italian-strain-isolated-at-sacco-hospital_986ff0c2-7bd6-49fe-bbef-b3a0c1ebd6f4.html
(9) Coronavirus has Mutated, Iran attacked by a Different Strain from Wuhan
(10) https://www.fredericknewspost.com/news/health/fort-detrick-lab-shut-down-after-failed-safety-inspection-all/article_767f3459-59c2-510f-9067-bb215db4396d.html
(11) https://www.thelastamericanvagabond.com/top-news/bats-gene-editing-bioweapons-recent-darpa-experiments-raise-concerns-amid-coronavirus-outbreak/
(12) https://www.sohu.com/a/376454525_164026

Deuxième article, en date du 11 mars

Covid-19 : de nouvelles preuves de l’origine américaine du virus

Par Larry Romanoff
Paru sur Global Research sous le titre COVID-19: Further Evidence that the Virus Originated in the US


Comme les lecteurs s’en souviendront (voir l’article précédent ci-dessus), les épidémiologistes et les pharmacologues japonais et taïwanais ont déterminé que le nouveau coronavirus provenait presque certainement des États-Unis, puisque ce pays est le seul dont nous sachions qu’il a sur son sol les cinq types – dont tous les autres doivent descendre. Wuhan, en Chine, ne possède qu’un seul de ces types, ce qui en fait par analogie une sorte de « branche » qui ne peut exister par elle-même, mais doit avoir poussé à partir d’un « arbre ».

Le médecin taïwanais a noté qu’en août 2019, les États-Unis ont connu une vague de pneumonies ou quelque chose de similaire, que les Américains ont attribuées à la « vape » d’e-cigarettes, mais dont les symptômes ne pouvaient pas être expliqués par les e-cigarettes, selon le scientifique. Il a déclaré avoir écrit aux responsables américains pour leur dire qu’il pensait que ces décès étaient probablement dûs au coronavirus. Il affirme que ses avertissements ont été ignorés.

Immédiatement avant cela, le CDC avait totalement fermé le principal laboratoire biologique de l’armée américaine à Fort Detrick, dans le Maryland, en raison de l’absence de garanties contre des fuites éventuelles d’agents pathogènes. Le CDC a émis une injonction « Cease and desist » (une ordonnance d’interdiction) à l’intention de l’armée. C’est immédiatement après cet événement que l’épidémie d’ « e-cigarettes » s’est déclarée.

Capture d’écran du New York Times, août 2019 : « Les recherches sur des germes mortels sont interrompues dans un laboratoire de l’armée pour des raisons de sécurité. Des problèmes d’élimination de matières dangereuses ont conduit le gouvernement à suspendre les recherches du principal centre de bio-défense de l’armée. »

Nous avons également eu des citoyens japonais infectés en septembre 2019, à Hawaï, des personnes qui n’étaient jamais allées en Chine, ces infections s’étant produites sur le sol américain bien avant l’épidémie de Wuhan, mais peu de temps après la fermeture de Fort Detrick.

Puis, sur les réseaux sociaux chinois, un autre article a émergé. Il tenait compte de ce qui précède mais présentait des détails supplémentaires : Il indiquait notamment que cinq athlètes « étrangers » ou d’autres membres des délégations en visite à Wuhan pour les Jeux militaires mondiaux (18-27 octobre 2019) ont été hospitalisés à Wuhan pour une infection indéterminée.

L’article explique plus clairement que la version de Wuhan du virus ne pouvait provenir que des États-Unis car il s’agit de ce qu’ils appellent une « branche » qui n’aurait pas pu être créée en premier lieu, car elle n’aurait pas de « semence ». Il aurait dû s’agir d’une nouvelle variante issue d’un « tronc » original, et ce tronc n’existe qu’aux États-Unis. (1)

Le public a longuement spéculé sur la possibilité selon laquelle le coronavirus a été délibérément transmis à la Chine mais, dans l’article chinois, une alternative moins sinistre est évoquée.

Si certains membres de l’équipe américaine aux Jeux militaires mondiaux (18-27 octobre) avaient été infectés par le virus à la suite d’une épidémie accidentelle partie de Fort Detrick, il est possible qu’avec une longue période d’incubation initiale, leurs symptômes aient été mineurs, et que ces personnes aient pu facilement « visiter » la ville de Wuhan pendant leur séjour, infectant potentiellement des milliers de résidents locaux dans divers endroits, dont beaucoup allaient plus tard se rendre au marché de fruits de mer d’où le virus se serait propagé comme un feu de forêt (comme il l’a fait).

Cela expliquerait aussi l’impossibilité pratique de localiser le fameux « patient zéro » – qui, dans ce cas, n’a jamais été retrouvé, puisqu’il y en aurait eu beaucoup.

Ensuite, Daniel Lucey, un expert en maladies infectieuses de l’université de Georgetown à Washington, a déclaré dans un article de Science magazine que la première infection humaine a été confirmée comme ayant eu lieu en novembre 2019 (pas à Wuhan), ce qui suggère que le virus est venu d’ailleurs et s’est ensuite propagé jusqu’au marché de fruits de mer. « Un groupe a situé l’origine de l’épidémie au 18 septembre 2019 ». (2) (3)

Le marché des fruits de mer de Wuhan n’est peut-être pas la source de la propagation mondiale du nouveau virus.

La description des tous premiers cas suggère que l’épidémie a commencé ailleurs.

L’article précise :

Alors que les cas confirmés d’une émergence de nouveau de virus se succèdent à une vitesse inquiétante dans le monde entier, tous les yeux se sont jusqu’à présent tournés vers un marché de fruits de mer à Wuhan, en Chine, comme origine de l’épidémie. Mais une description des premiers cas cliniques récemment publiée dans le Lancet remet en cause cette hypothèse ». (4) (5)

L’article, rédigé par un grand groupe de chercheurs chinois de plusieurs institutions, donne des détails sur les 41 premiers patients hospitalisés qui ont eu des infections confirmées de ce qui a été baptisé « 2019 novel coronavirus » (2019-nCoV).

Dans le premier cas, le patient est tombé malade le 1er décembre 2019 et n’avait aucun lien déclaré avec le marché de fruits de mer, selon les auteurs. « Aucun lien épidémiologique n’a été trouvé entre ce premier patient et les cas ultérieurs », affirment-ils. Leurs données montrent également qu’au total, 13 des 41 cas n’avaient aucun lien avec le marché. « C’est un nombre important, 13 sans lien », dit Daniel Lucey… (6)

Des rapports antérieurs des autorités sanitaires chinoises et de l’Organisation mondiale de la santé avaient indiqué que le premier patient avait commencé à présenter des symptômes le 8 décembre 2019 – et ces rapports disaient simplement que « la plupart » des cas avaient des liens avec le marché de fruits de mer, qui a été fermé le 1er janvier. (7)

Lucey dit que si les nouvelles données sont exactes, les premières infections humaines doivent avoir eu lieu en novembre 2019 – si ce n’est plus tôt – car il y a un temps d’incubation entre l’infection et l’apparition des symptômes. Si c’est le cas, le virus s’est peut-être propagé silencieusement parmi les habitants de Wuhan – et peut-être d’ailleurs – avant que le cluster de cas du désormais tristement célèbre marché de fruits de mer de Huanan ne soit découvert fin décembre. « Le virus est entré sur ce marché avant d’en ressortir », affirme Lucey.

« La Chine a dû se rendre compte que l’épidémie n’avait pas son origine dans ce marché de fruits de mer Huanan de Wuhan », a déclaré Lucey à Science Insider. (8)

Kristian Andersen est un biologiste évolutionniste du Scripps Research Institute qui a analysé des séquences de 2019-nCoV pour tenter d’éclaircir son origine. Il a déclaré que le scénario selon lequel des personnes infectées ont apporté le virus sur le marché de fruits de mer depuis un endroit extérieur est « tout à fait plausible ». Selon l’article de Science,

Andersen a publié son analyse des 27 génomes disponibles de 2019-nCoV le 25 janvier sur un site de recherche en virologie. Elle suggère qu’ils avaient un « ancêtre commun très récent » – c’est-à-dire une source commune – dès le 1er octobre 2019″. (9)

Il est intéressant de noter que Lucey a également souligné que le MERS avait initialement été assigné à un patient d’Arabie Saoudite en juin 2012, mais que des études ultérieures et plus approfondies l’avaient fait remonter à une précédente épidémie hospitalière de pneumonies inexpliquée en Jordanie, en avril de la même année. Selon Lucey, les autorités médicales ont confirmé que des échantillons stockés provenant de personnes décédées en Jordanie avaient été infectés par le virus MERS. (10)

Cela devrait inciter le public à la prudence sur la « version officielle standard » que les médias occidentaux sont toujours si empressés à fournir – comme ils l’ont fait avec le SRAS, le MERS et le ZIKA, dont il a été prouvé par la suite que toutes les « versions officielles » étaient entièrement fausses.

Dans ce cas, les médias occidentaux ont inondé leurs pages pendant des mois au sujet du virus COVID-19 provenant du marché de fruits de mer de Wuhan, causé par des personnes mangeant des chauves-souris et des animaux sauvages. Il a été prouvé que tout cela était faux.

Non seulement le virus n’est pas apparu sur le marché de fruits de mer, mais il n’est pas originaire de Wuhan du tout, et il est maintenant prouvé qu’il n’est pas originaire de Chine mais qu’il a été amené en Chine depuis un autre pays. Une partie de la preuve de cette affirmation est que les variétés du génome du virus en Iran et en Italie ont été séquencées et déclarées différentes de la variante qui a infecté la Chine. Elles doivent, par définition, provenir d’ailleurs.

Il semblerait que la seule possibilité d’origine soit les États-Unis, car seul ce pays possède le « tronc d’arbre » de toutes les variétés. Et il est donc peut-être vrai que la source originale du virus COVID-19 est le laboratoire de guerre biologique de l’armée américaine de Fort Detrick.

Ce ne serait pas une surprise, parce que le CDC a fait fermer Fort Detrick, mais aussi parce que, comme je l’ai rapporté dans un article précédent, entre 2005 et 2012, les États-Unis ont connu 1 059 événements au cours desquels des agents pathogènes avaient été volés ou s’étaient échappés de laboratoires biologiques américains sur les dix années précédentes – soit une moyenne d’un tous les trois jours.

Larry Romanoff est un consultant en gestion et un homme d’affaires à la retraite. Il a occupé des postes de direction dans des sociétés de conseil internationales et a été propriétaire d’une entreprise internationale d’import-export. Il a été professeur invité à l’université Fudan de Shanghai, où il a présenté des études de cas sur les affaires internationales à des classes supérieures de l’EMBA. M. Romanoff vit à Shanghai et écrit actuellement une série de dix livres généralement liés à la Chine et à l’Occident.

Notes

(1) https://mp.weixin.qq.com/s/CjGWaaDSKTyjWRMyQyGXUA
(2) https://science.sciencemag.org/content/367/6477/492.full
(3) Science; Jon Cohen; Jan. 26, 2020
https://www.sciencemag.org/news/2020/01/wuhan-seafood-market-may-not-be-source-novel-virus-spreading-globally
(4) https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30183-5/fulltext
(5) https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30183-5/fulltext
(6) http://wjw.wuhan.gov.cn/front/web/showDetail/2020011109036
(7) http://wjw.wuhan.gov.cn/front/web/showDetail/2020011509040
(8) https://sciencespeaksblog.org/2020/01/25/wuhan-coronavirus-2019-ncov-qa-6-an-evidence-based-hypothesis/
(9) http://virological.org/t/clock-and-tmrca-based-on-27-genomes/347
(10) http://applications.emro.who.int/emhj/v19/Supp1/EMHJ_2013_19_Supp1_S12_S18.pdf

Traduction et notes d’introduction Entelekheia
Photo Peggy et Marco Lachmann-Anke/Pixabay

1 réponse

  1. 21 mars 2020

    […] Qui entend parler du Conseil International du Sport Militaire (CISM), IMSC en anglais ? Le CIO des bidasses qui ont eux aussi le droit de se mesurer sans se taper dessus. Les épreuves sportives comme nouvelle guerre à exploits sans explosion. Vous n’avez probablement de votre vie jamais imaginé des bidasses se rencontrer sans se mettre une branlée. Et pourtant ça existe. Ils se réunissent tous les quatre ans pour leurs jeux depuis Rome en 1995. Et misère, que découvrons-nous ? Que la dernière édition s’est tenue à Wuhan, en Chine centrale, en octobre 2019. Près de dix mille sportifs venant de 110 pays dont des américains ! Non, pas possible ! Le pire des complotistes ne pouvaient « espérer » un élément aussi probant. En fait, il faut y regarder de très près… […]

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