Covid-19, une réponse sous influence ?

Par Vanessa Beeley
Extraits d’un article paru sur UK Column sous le titre Who controls the British Government response to Covid–19?


« Le bien-être de l’humanité est toujours l’alibi des tyrans. »Albert Camus

Il existe aujourd’hui un doute sérieux sur la corrélation entre le confinement et le fait de sauver des vies. La réalité s’insinue dans le débat sur le Covid-19. Il devient évident que des gens tombent malades parce qu’ils sont confinés et vivent effectivement en résidence surveillée, considérés comme des « meurtriers » s’ils pensent ne serait-ce qu’à violer le couvre-feu, et dénoncés par des voisins pour avoir « rassemblé » plus de deux personnes dans leur jardin.

Le graphique suivant a été produit par UK Column et démontre l’absence de corrélation entre le confinement et le fait de « sauver des vies » :

En vert, pas de confinement, décès par million d’habitants (note : le Mexique a appliqué un confinement relatif à partir du 2 avril). En rouge, confinement, décès par million d’habitants.

Le jeu des chiffres sert souvent d’écran de fumée. Il est impossible de se fier aux statistiques « officielles », qui varient énormément d’un site web à l’autre : des statistiques reposent sur des procédures de test peu fiables et sporadiques et sur des certificats de décès qui présentent de manière inexacte la cause réelle du décès comme étant le Covid-19, indépendamment de possibles conditions médicales préexistantes. Des statistiques qui ont été gravées dans le marbre très tôt dans les phases de développement, lorsque la perspective était limitée et comprimée, avant qu’une image réaliste ne puisse être perçue. Les nouvelles statistiques qui paraissent aujourd’hui démentent de plus en plus les conclusions initiales et soulignent la futilité et les conséquences négatives du confinement.

(Tweet : NOUVEAU : Le Telegraph des Barclay Brothers affirme que le coronavirus a tué environ 7 500 personnes dans les maisons de retraite britanniques.

Le gouvernement de Boris Johnson n’a pas révélé les chiffres aux médias, prétendant qu’ils ne pouvaient pas les calculer.)

Il est maintenant admis qu’il existe un taux de mortalité élevé parmi les personnes âgées dans les maisons de retraite au Royaume-Uni et ailleurs dans le monde – parmi les citoyens âgés mêmes à qui l’on « demande » de signer des formulaires DNR (ordonnance de ne pas réanimer, Do Not Resuscitate). Cela revient à signer leur propre arrêt de mort, s’ils présentent des symptômes de Covid-19. Ils sont négligés, isolés de leur famille au moment où ils sont le plus vulnérables et abandonnés à la mort, même s’il est possible qu’ils n’aient pas contracté le virus.

(Tweet : L’isolement est un tueur silencieux avéré. Le gouvernement britannique reste silencieux sur l’estimation « d’experts » de 150.000 morts suite au confinement, et non du virus. Ce chiffre pourrait s’avérer aussi peu fiable que les estimations « modélisées » par l’Imperial College. Mais n’est-il pas temps de rompre le silence ?)

Au lieu d’offrir des suggestions proactives et positives qui permettraient à notre système immunitaire de combattre la maladie, le gouvernement britannique assure des conditions qui affaibliront le système immunitaire à des niveaux dangereux et créeront l’environnement parfait pour que le Covid-19 s’épanouisse. [1]

La Grande-Bretagne a maintenant reçu environ 1,4 million de nouvelles demandes d’aides sociales, soit « environ sept fois le niveau normal ». Le gouvernement s’est engagé à renflouer « 80 % de la rémunération des travailleurs temporairement licenciés », mais j’ai personnellement parlé à des travailleurs indépendants qui, tombant entre les mailles du système, ne seront pas bénéficiaire d’un soutien financier et sont maintenant confrontés à une période indéterminée sans revenus.

Ces mesures sont imposées dans un pays qui, depuis 2012, a connu une croissance exponentielle de la pauvreté des enfants, qui pourrait atteindre des niveaux supérieurs à ceux de l’époque victorienne. En mars 2019, le nombre d’enfants vivant dans la « pauvreté absolue » a augmenté de 200 000 sur une période de douze mois, pour atteindre un total de 3,7 millions. A quel point ce nombre sera-t-il aggravé par le confinement ?

Comment en sommes-nous arrivés là ? Qui a guidé le gouvernement britannique vers cette politique de confinement douteuse et alarmiste ? L’hypothèse admise est que les conclusions ont été formées sur la base d’une analyse épidémiologique solide et de recherches menées par des médecins et des scientifiques qui se soucient du bien-être de tous.

La réalité est ce que nous allons examiner dans cet article. Neil Ferguson, professeur à l’Imperial College, a été le responsable de la modélisation du Covid-19. Son modèle virtuel a été recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et il s’est concrétisé dans des politiques, pratiquement sans examen. la prédiction catastrophiste de Ferguson de 500 000 morts dans le seul Royaume-Uni est devenue le fondement du revirement de Boris Johnson, qui est passé d’une volonté d’immunité collective à une quarantaine collective.

Si certains ont cru comprendre que Ferguson a par la suite revu ses calculs de mortalité à la baisse, il a en fait insisté sur ses prévisions sur Twitter, martelant qu’en l’absence de mesures de confinement drastiques, les chiffres seraient encore plus élevés.

Qui est Neil Ferguson ?

Ferguson est directeur par intérim du Consortium pour la modélisation de l’impact des vaccins (Vaccine Impact Modelling Consortium, VIMC), qui est basé à l’Imperial College de Londres. Selon la biographie de Ferguson sur le site web, « une grande partie de [son] travail est appliquée, informant les institutions de santé publique et mondiale sur les politiques de contrôle des maladies ».

Le professeur qui a fait dérailler l’ébauche de stratégie d’ « immunité collective » de Boris Johnson est un familier des controverses, et est décrit comme ayant un bilan « inégal » de modélisation des pandémies par un de ses pairs universitaires, le professeur Michael Thrusfield de l’université d’Edimbourg, un expert en épidémiologie vétérinaire.

Ferguson a contribué à la modélisation de la réponse du gouvernement britannique à la fièvre aphteuse de 2001, que Thrusfield a décrit comme « inadaptée » (2006) et « gravement déficiente » (2012). Thrusfield a souligné les limites des méthodes de modélisation mathématique de Ferguson, et a appliqué les doutes qu’il avait exprimé sur la fièvre aphteuse à la réponse actuelle à la « crise » du Covid-19.

Une estimation de douze millions d’animaux ont été abattus à la suite de l’initiative de Ferguson de 2001. La communauté agricole a été dévastée par des suicides et des faillites qui ont irrémédiablement modifié le paysage de l’agriculture britannique, en forçant des petites exploitations saines à fusionner avec des compagnies agro-alimentaires et en renforçant la gouvernance centrale de l’UE dans le secteur agricole.

Copyright: Nick Green

Insight : Slaughtered on Suspicion, un documentaire réalisé par UK Column en 2015, donne un aperçu choquant des souffrances causées par le modèle de Ferguson et la « nouvelle normalité » imposée à la communauté agricole britannique. Voici une déclaration faite par l’un des contributeurs au programme :

12.000.000 d’animaux [statistiques de la Meat & Livestock Commission, Commission de la viande et du bétail] ont été abattus, mais cela ne comprend pas les agneaux de lait, les agneaux avortés, les veaux ou les porcelets. En outre, des dizaines de milliers de poulets ont été abattus au cours des premiers mois, au prétexte de santé. 88% des animaux abattus n’avaient pas contracté la fièvre aphteuse [source : ministère de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales]. [2]

L’aérodrome du Grand Orton a été utilisé pour abattre des moutons sous prétexte d’abattage « volontaire » : c’était tout sauf volontaire, et les agriculteurs qui ne participaient pas étaient impitoyablement menacés. Un seul cas bénin de fièvre aphteuse a été enregistré parmi les milliers de tests sanguins effectués à Great Orton [source : DEFRA].

Un tapis roulant courait de la tente d’abattage de Great Orton jusqu’aux tombes. Il courait 16 heures par jour, transportant de jeunes agneaux « morts ». Les abatteurs qui y travaillaient m’ont dit que beaucoup d’agneaux étaient enterrés vivants.

L’homme qui conseillait Tony Blair pendant ce fiasco était, comme beaucoup le savent, le professeur Ferguson de l’Imperial College. Il aurait été licencié par le DEFRA à la fin de l’épidémie, mais le mal était fait ! Le professeur Ferguson a ensuite reçu la médaille de l’Ordre de l’Empire britannique en 2002 pour son travail pendant la fièvre aphteuse de 2001″. [Gras ajouté]

En 2002, Ferguson a prédit que jusqu’à 50 000 personnes mourraient de la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob connue sous le nom de « maladie de la vache folle », et que ce chiffre passerait à 150 000 si l’épidémie s’étendait aux ovins. La réalité est la suivante : « Depuis 1990, 178 personnes au Royaume-Uni sont mortes de la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, selon la National CJD Research & Surveillance Unit (unité nationale de recherche et de surveillance de la MCJ de l’université d’Édimbourg ». (2017) [3]

En 2005, Ferguson a affirmé que jusqu’à 200 millions de personnes pourraient être tuées par la grippe aviaire ou H5N1. Début 2006, l’OMS n’avait attribué que 78 décès au virus, sur 147 cas signalés. [4]

En 2009, Ferguson et son équipe de l’Imperial College ont informé le gouvernement que la grippe porcine ou H1N1 allait probablement tuer 65 000 personnes dans le seul Royaume-Uni. Au final, la grippe porcine a coûté la vie à 457 personnes au Royaume-Uni. [5]

Aujourd’hui, en 2020, Ferguson et l’Imperial College ont publié un rapport selon lequel un demi-million de Britanniques et 2,2 millions d’Américains pourraient être tués par le Covid-19. Le rapport n’a toujours pas été examiné par des pairs ; malgré cela et malgré le sensationnalisme mathématique flagrant de Ferguson, le gouvernement britannique a adopté le verrouillage socio-économique dévastateur proposé par Ferguson. [6]

Pourquoi le gouvernement britannique a-t-il été si prompt à suivre le plan de Ferguson ?

GAVI et l’Imperial College

Le Vaccine Impact Modelling Consortium (Consortium pour la modélisation de l’impact des vaccins, acronyme anglais VIMC ) est hébergé par le département d’épidémiologie de l’Imperial College. Le VIMC est financé par la Fondation Bill et Melinda Gates [7] et par « GAVI, l’alliance pour les vaccins » (« Global Alliance for Vaccines and Immunisation » ensuite devenue « Gavi, The Vaccine Alliance »). [8] Bill et Melinda Gates ont commencé à financer l’Imperial College en 2006, quatre ans avant que la Fondation Gates ne lance la ‘Décennie de la collaboration en matière de vaccins des responsables de la santé mondiale’ (Global Health Leaders Launch Decade of Vaccines Collaboration, GHLLDVC) et un an après que Ferguson ait démontré son penchant pour les projections exagérées avec les chiffres de la mortalité du H5N1.

Jusqu’à la fin de 2018, la Fondation Gates a parrainé l’Imperial College à la hauteur mirifique de 185 millions de dollars. Cela fait de Gates le deuxième sponsor, battu au pied de la première place du podium par le Wellcome Trust, une organisation caritative britannique de recherche qui avait commencé à financer l’Imperial College avant la débâcle de la fièvre aphteuse de Ferguson et qui, à la fin de 2018, avait déjà fourni à l’Imperial College plus de 400 millions de dollars de financement. J’examinerai les connexions du Wellcome Trust dans la deuxième partie de cette série.

Le Wellcome Trust se concentre également sur des programmes d’immunisation mondiaux.

La Fondation Gates a créé le GHLLDVC en collaboration avec l’OMS, l’UNICEF et l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Ce qui suit est extrait du site web de la Fondation Gates :

Le plan d’action mondial pour les vaccins permettra une meilleure coordination entre tous les groupes de parties prenantes – gouvernements nationaux, organisations multilatérales, société civile, secteur privé et organisations philanthropiques – et identifiera les lacunes critiques en matière de politique, de ressources et autres qui doivent être comblées pour concrétiser le potentiel des vaccins à sauver des vies.

Le conseil de direction de la Collaboration comprenait à l’époque la directrice générale de l’OMS, le directeur de la NIAID (le Dr Anthony Fauci, aujourd’hui bien connu comme l’un des principaux détracteurs de la chloroquine aux USA, NdT], le directeur de l’UNICEF, le président de la Fondation Gates pour la santé mondiale et le président de l’Alliance des leaders africains contre le paludisme. Le comité directeur comprenait le Directeur de l’immunisation, le Ministère britannique de la santé et de nombreux autres représentants de l’OMS, de l’UNICEF et d’organisations associées. Il s’agit d’un groupe de personnes axées sur l’immunisation qui contrôlent la politique des organes directeurs de la santé mondiale, et qui se disent neutres.

L’OMS a été désignée comme « l’autorité directrice et coordinatrice de la santé internationale au sein du système des Nations unies » et a été créée pour être chargée de « définir le programme de recherche sur la santé », entre autres tâches liées à la politique d’immunisation mondiale.

L’UNICEF, « le plus grand fournisseur mondial de vaccins pour les pays en voie de développement », a accès aux enfants sur le terrain dans plus de 150 territoires et pays (2010).

Nous voyons déjà le potentiel de conflit d’intérêts sérieux derrière le modèle Ferguson sur le Covid-19, et cela deviendra encore plus évident, alors qu’aujourd’hui, ses interactions avec un complexe pharmaceutique protégeant potentiellement ses propres intérêts par rapport à toute préoccupation réelle pour la santé et le bien-être des populations mondiales sont de mieux en mieux comprises.

Gavi, l’alliance pour les vaccins

Alliance Gavi : Bill & Melinda Gates Foundation, Banque Mondiale, pays donateurs, agences de recherche, partenaires du secteur privé, fabriquants de vaccins, organisations de la société civile, pays d’implémentation, OMS, UNICEF.

La GAVI est financée par le même réseau qui forme le GHLLDVC, avec quelques ajouts notables : la Banque mondiale et les gouvernements des pays donateurs. La Fondation Gates en est l’un des principaux sponsors, mais elle est devancée par le gouvernement britannique, qui a joué un rôle clé dans la création de la GAVI et qui en le principal donateur.

Contributions des donateurs de Gavi sur la période 2000-2020

Alors que de nombreux secteurs de la société britannique ont vu leur niveau de vie chuter, que les personnes âgées sont gravement négligées, que le Service national de santé est en déclin et que le nombre de sans-abri augmente, le gouvernement britannique, via UKAID, a promis 1,44 milliard de livres sterling à GAVI pour 2016-2020 et hébergera la Conférence des donateurs de GAVI pour 2020, qui doit avoir lieu en juin prochain et sera destinée à « mobiliser au moins 7,4 milliards de dollars de ressources supplémentaires pour protéger la prochaine génération avec des vaccins, réduire les inégalités face aux maladies et créer un monde plus sain, plus sûr et plus prospère ». (gras ajouté)

La conférence prévoit de réunir des dirigeants politiques, des membres de la société civile, des donateurs publics et privés, des fabricants de vaccins et des gouvernements pour soutenir GAVI, l’alliance pour les vaccins – qui se vante d’avoir « aidé à vacciner près de la moitié des enfants du monde contre des maladies infectieuses mortelles et débilitantes ». Le lobby pro-vaccins ne tarit pas d’éloges sur cette affirmation, mais il faut tenir compte des préoccupations concernant l’efficacité et la sécurité de ces programmes de vaccination de masse, notamment lorsqu’ils sont testés dans des pays pauvres, en voie de développement.

Les recettes du marché mondial de la vaccination devraient atteindre 59,2 milliards de dollars en 2020 ; ce chiffre pourrait bien augmenter avec l’arrivée de Covid-19. L’investissement du gouvernement britannique dans la GAVI aux côtés du promoteur de vaccins Bill Gates doit, une fois de plus, soulever la question des conflits d’intérêts. Dans quelle mesure le gouvernement britannique protège-t-il ses propres actifs en imposant un confinement à sa population ? Les vaccins sont appelés à être une source majeure de revenus pour les plus grandes sociétés pharmaceutiques du monde, et le gouvernement britannique est investi dans cet avenir lucratif.

« Quand Melinda et moi avons commencé ce travail il y a plus de dix ans, nous étions inspirés par la conviction que « toutes les vies ont la même valeur ». L’une des premières choses où nous avons investi a été les vaccins, qui protègent tous les enfants qui les reçoivent, si riches ou pauvres soient-ils. En résumé, les vaccins marchent. »

La conférence de reconstitution des ressources de la GAVI doit être hébergée par un gouvernement britannique dont la politique de confinement ébranle effectivement l’économie nationale et punit collectivement les plus vulnérables de la société.

Lorsque Bill Gates s’est associé à la GAVI il y a vingt ans, il réfléchissait à la prochaine cible de sa philanthropie et se concentrait « de plus en plus sur le pouvoir et le potentiel des vaccins ». C’est l’important parrainage de Gates qui a lancé la GAVI, et dix ans plus tard, Gates a lancé son propre plan de « Décennie des vaccins » pour les années 2010.

Le plan d’action mondial pour les vaccins (GVAP) 2012-2020, approuvé par les 194 États membres participant à l’Assemblée mondiale de la santé (2012), est dirigé par les membres mêmes du consortium Gates de la « décennie du vaccin », promu par l’OMS, et réunit des gouvernements, des élus, des professionnels de la santé, des universités, des fabricants, des agences mondiales, des organismes de recherche et développement, des membres de la société civile, des médias et le secteur privé – pour promouvoir la vaccination mondiale. Il s’agit d’un complexe d’entreprises à but lucratif qui exploite le secteur « humanitaire » pour donner du crédit aux prétentions de la philanthropie ou, de manière plus réaliste, du philanthro-capitalisme.

Lire l’intégralité de l’article sur UKColumn (en anglais)

Traduction Corinne Autey-Roussel pour Entelekheia
Photo Public Domain Pictures/Pixabay

Notes de la traduction :

[1] Les mesures de confinement n’offrent aucun avantage scientifiquement prouvé, selon le Professeur Johan Giesecke, conseiller au gouvernement suédois, premier directeur scientifique du CDC européen et conseiller à l’OMS.

Il est probable que, si l’on avait appliqué la politique des tests en masse à la coréenne et confiné uniquement les gens positifs, nous aurions pu sauver des vies dans les Ehpad, au lieu de les transformer en clusters épidémiques comme nous l’avons fait en confinant ensemble des personnes âgées contaminées ou non.

[2] De notre côté, nous avons trouvé le chiffre officiel de 6 millions d’animaux abattus en Grande-Bretagne dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de fièvre aphteuse britannique de 2001… pour un total de 2000 cas déclarés (oui, c’est tout). Sources : BBC, Wikipedia. Le chiffre de 12 millions se réfère probablement aux animaux abattus (souvent en l’absence de cas mais par précaution comme en Espagne ou en Allemagne) dans toute l’Europe. La France en avait eu deux cas.

[3] En France, entre 1992 et 2019, la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (encéphalopathie spongiforme bovine) a fait… 28 morts.

[4] La pandémie fantôme de grippe H1N1 avait soulevé, à l’époque, bien des questionnements sur les enjeux financiers des politiques de vaccination (lien en français).

[5] La grippe aviaire H1N1 a fait 282 victimes au total dans le monde entre 2003 et 2009.

[6] Le 12 mars, Ferguson annonce à Emmanuel Macron sa prédiction : 500 000 morts en France « si on ne fait rien ». Le gouvernement français s’affole et entame le processus du confinement. Naïveté, incompétence ou suivisme complice ? Le fait est que personne, au gouvernement, n’a l’idée de vérifier le passé de prédictions apocalyptiques fallacieuses de Ferguson. Pourquoi suivre l’Imperial College, étant donné son historique exécrable ? Nous n’avons donc pas de bons modélisateurs en France ?

[7] Qu’est-ce qui justifie l’immense influence de Bill Gates auprès des organisations médicales supra-nationales ? Sur Politico, un portait du magnat de l’informatique le présente ironiquement comme « le médecin le plus puissant du monde », soulignant ainsi en creux que l’un des hommes les plus influents de la planète sur les questions médicales n’a aucune légitimité, à quelque titre que ce soit, pour peser sur les politiques de santé mondiales : c’est de l’exercice illégal de la médecine sur une échelle sans précédent, ni plus ni moins. De plus, en ce moment, il conviendrait de se pencher sur les raisons pour lesquelles Gates, qui prétend agir pour le bien de tous et notamment des pays les plus défavorisés, mène aujourd’hui une croisade contre l’hydroxychloroquine (un traitement facile à produire et bon marché parfaitement adapté aux besoins des pays en voie de développement), et dans l’attente de ses inévitables vaccins, propose à la place son remède à lui, l’injection de plasma de personnes guéries du Covid-19 à des malades, un processus thérapeutique coûteux qui demande une organisation et des équipements inaccessibles aux pays pauvres, et donc déplacé dans le cadre d’une pandémie mondiale. Et aussi, pourquoi cet « ami du peuple » a-t-il préconisé les mesures de confinement les plus draconiennes, à faire suivre par un semi-confinement jusqu’à l’arrivée éventuelle d’un hypothétique vaccin, au risque de ruiner des millions de personnes ?

[8] Gavi, l’alliance de Bill Gates pour les vaccins, travaille également avec l’INSERM et le CNRS.

2 réponses

  1. 1 mai 2020

    […] Lire : Covid-19, une réponse sous influence ?, UK Column – Entelekheia et Récapitulatif données, France – Mexique. ↩ [2] Patrick Peretti Vatel évoque des […]

  2. 4 mai 2020

    […] En vert, les pays sans confinement et le nombre de morts par million d’habitants. En rouge, les pays avec confinement et le nombre de morts par million d’habitants. UK Column – Entelekheia […]

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