Commencé les guerres civiles de 2020 ont

Minnesota, police, meurtre, noir, George, Floyd, Minneapolis,

Aux USA, les meurtres de personnes de couleur par la police se succèdent depuis des décennies – ou plutôt, ils n’ont jamais cessé. Ces affaires suivent généralement toutes le même schéma : un homme noir est tué par un policier trop enclin à jouer de la gâchette ou de la matraque, les médias se saisissent de l’affaire, des manifestations s’ensuivent pour demander justice et tournent parfois à l’émeute, le gouverneur de l’Etat les fait réprimer, le policier est jugé et relaxé, et le pays retourne à son somnambulisme… jusqu’à la fois suivante.

Mais aujourd’hui, Bernhard, du site Moon of Alabama, semble penser que les choses iront plus loin. C’est à souhaiter, non pas pour les dégradations et les menaces aux personnes dont ces protestations s’accompagnent immanquablement aux USA, mais parce qu’un jour ou l’autre, il faudra bien que la police américaine soit enfin sanctionnée pour ses violences récurrentes et que son racisme institutionnalisé – un problème ancré dans l’histoire esclavagiste et ségrégationniste du pays, qui dépasse de très loin tout ce que nous pouvons voir en France – soit éradiqué. Est-ce que ce serait possible sous ce président ? Certainement pas. Mais pour Trump, la menace est ailleurs : cet incident peut-il déclencher la guerre civile qui couve aux USA depuis des années ? C’est la théorie proposée ci-dessous.


Par B.
Paru sur Moon of Alabama sous le titre Begun The Civil Wars Of 2020 Have


Il y a deux jours, un policier du Minnesota bien connu pour sa brutalité a assassiné un homme noir, George Floyd, en l’étouffant lors d’une arrestation pour avoir prétendument payé avec un faux billet de 20 dollars. (vidéo, version longue). Il s’agit d’un meurtre de plus dans une longue série d’affaires similaires.

Des manifestations pacifiques spontanées contre le régime ont suivi.

Hier après-midi, le régime a envoyé ses provocateurs. L’un d’entre eux, apparemment membre d’un groupe de six individus, serait un homme blanc en vêtements noirs, masqué par un masque à gaz professionnel et portant un parapluie noir. Il a été filmé alors qu’il commençait à briser des vitrines de magasins, alors même que les manifestants lui demandaient de ne pas le faire (vidéo). Lorsque les gens ont commencé à se poser des question sur lui, l’homme s’est éloigné (vidéo), son parapluie toujours levé. Il a ensuite été identifié comme membre du département de police de St. Paul.

Dans la nuit, les manifestations ont pris de l’ampleur et ont pris un tour socialiste, lorsque les gens ont commencé à mettre en commun les produits offerts dans un marché local connu pour sa longue survie. Plus tard, le restaurant McDonald’s local est également tombé.

Le régime a abandonné. La police s’est enfuie de la 3e circonscription dans un grand convoi (vidéo, vidéo). Peu de temps après, le commissariat a été incendié. (vidéo)

Il ne s’agit pas d’émeutes raciales. Beaucoup de manifestants sont des jeunes de couleur blanche. (vidéo, vidéo)

Pendant toute la nuit, d’autres bâtiments ont été incendiés.

Le gouverneur local du régime ordonne à sa garde nationale d’intervenir.

Le président a menacé de tuer les manifestants non armés :

…Ces VOYOUS déshonorent la mémoire de George Floyd, et je ne laisserai pas cela se produire. Je viens de parler au gouverneur Tim Walz et de lui dire que les militaires seront avec lui tout au long. Quelle que soit la difficulté, nous prendrons le contrôle mais, si les pillages commencent, les tirs commencent. Merci ! »

Le jeu de mots [en anglais, il y a assonance entre « looting » (pillage) et « shooting » (tirs), NdT] de Trump avait une connotation historiquement raciste :

Quand le pillage commence, les tirs commencent » est une menace inventée par le chef de la police de Miami, Walter Headley, qui avait promis de violentes représailles à des manifestants noirs en 1967. Il a également déclaré « Cela ne nous dérange pas d’être accusés de brutalité policière. Ils n’ont encore rien vu ».

Twitter a qualifié le tweet du président d’ « apologie de la violence » mais ne l’a pas supprimé.

Tôt ce matin, la police de l’État du Minnesota était revenue sur les lieux. Elle a arrêté un journaliste de CNN à la peau sombre devant la caméra qui filmait (vidéo). Le journaliste avait demandé à la police où elle voulait que son équipe se mette en place. Il n’a pas eu de réponse. Aucune raison n’a été donnée pour son arrestation. Un autre reporter de CNN, celui-ci de couleur blanche, a également été approché par la police mais a été autorisé à rester :

Josh Campell, de CNN, qui était également dans la zone mais ne se trouvait pas avec l’équipe de la diffusion en direct, a déclaré que lui aussi avait été approché par la police, mais qu’il avait été autorisé à rester.

« Je me suis identifié … ils m’ont dit, ‘OK, vous êtes autorisé à être dans la zone' », a raconté Campbell, qui est blanc. « J’ai été traité bien différemment de (Jimenez) ».

Jimenez est noir et latino.

Après un appel de CNN au gouverneur, le journaliste et son équipe ont été libérés. Il a expliqué ce qui s’était passé. La police ne lui a pas présenté d’excuses.

Le gouvernement britannique a protesté contre l’arrestation des journalistes.

Il y a maintenant des appels publics à de nouvelles protestations dans beaucoup d’autres villes. Celles-ci risquent de s’intensifier.

Les appels lancés au président chinois Xi pour qu’il fournisse aux rebelles américains les moyens de se défendre contre le régime n’ont pas encore reçu de réponse.

Traduction et note d’introduction Entelekheia
Photo : Le McDonald’s incendié, Minneapolis

1 réponse

Ajouter un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :