Des parents sans visage, un monde sinistre : les mesures anti-Covid 19 deviennent traumatisantes pour les enfants

Par Helen Buyniski
Paru sur RT sous le titre Faceless parents, fearsome world: Covid-19 restrictions enact sinister form of child abuse that may destroy entire generation


Les mesures de contrôle draconiennes du Covid-19 privent les enfants des contacts sociaux dont ils ont besoin pour se développer mentalement et physiquement et devenir des adultes équilibrés. Malgré cela, on nous dit que ces restrictions protègent les personnes vulnérables.

Les experts ont reconnu que les jeunes enfants qui retournent en classe après un semestre ou plus de confinement et d’isolement doivent rattraper du retard. Cependant, la littérature sur la « Nouvelle norme » de l’éducation est remarquablement laconique sur les ramifications psychologiques de ces mesures, en particulier pour le groupe qu’elles touchent le plus sévèrement : les très jeunes enfants et les nourrissons que la réponse au Covid-19 a pu empêcher d’atteindre des étapes critiques de leur développement. Ces enfants vont-ils être sacrifiés sur l’autel du « Great Reset » du Forum économique mondial ?

Après tout, ce ne sont pas des mamans-blogueuses sans éducation qui tentent de convaincre les parents qu’ils peuvent élever un enfant normal et en bonne santé dans la bulle prescrite par les États-Unis, une grande partie de l’Europe, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.

L’université de Harvard elle-même a encouragé les parents à organiser des « rencontres de jeu virtuelles » pour leurs enfants, comme si Skype et Zoom étaient des alternatives valables à la pratique essentielle de construction des défenses immunitaires qui consiste à jouer dehors, au contact de la terre, et à échanger des microbes avec d’autres enfants.

L’université suggère également aux enseignants et aux parents d’ « encourager » le port du masque afin de « renforcer la norme sociale » – malgré les preuves limitées de ses avantages pour la santé et une question encore sans réponse : les enfants sont-ils même menacés par le nouveau coronavirus ? Bien que les preuves soient contradictoires sur la réduction de la contagion par les masques, ils empêchent les enfants (et les adultes, d’ailleurs) de lire les expressions faciales des autres, ce qui est une catastrophe pour les très jeunes enfants qui apprennent encore la communication non verbale.

Même les Centers for Disease Control américains mettent en garde contre le port de masques par les enfants de moins de deux ans, reconnaissant que du dioxyde de carbone s’accumule à l’intérieur et que les enfants en bas âge sont incapables de communiquer s’ils ne peuvent pas respirer. L’OMS déconseille de masquer les enfants de moins de cinq ans, en référence non seulement à la sécurité mais aussi à « l’intérêt général de l’enfant », et met en garde contre « l’impact potentiel du port d’un masque sur l’apprentissage et le développement psychosocial » entre six et onze ans.

Les effets psychologiques à long terme du masquage du visage des enfants peuvent donc être bien plus insidieux que de simples préoccupations de sécurité. Le fait d’empêcher les enfants d’apprendre l’empathie et l’interaction affective par le biais des expressions faciales pourrait avoir un impact durable sur leur développement intellectuel, et il est connu qu’une atmosphère d’anxiété persistante perturbe gravement le développement intellectuel et affectif, en particulier chez les jeunes enfants. Piégés dans l’isolement de leurs parents stressés, les enfants baignent dans cette anxiété jusqu’à ce qu’elle devienne leur propre « nouvelle normalité ». Cet état d’anxiété persistante peut entraver leur capacité à interpréter les émotions et à interagir avec les autres.

Faire la différence entre les visages et les images non faciales est l’une des premières choses que les nourrissons apprennent, notamment à repérer leur mère et, à l’âge d’un an, les bébés agissent en fonction des expressions faciales des adultes qui les entourent. Cela reste important plus tard dans la vie également – des études ont montré que la capacité à lire les expressions faciales (la « référenciation sociale ») est fortement corrélée aux résultats scolaires. Mais les enfants nés à l’ère du Covid-19 peuvent être pris à leur mère pour un test Covid-19 et ne lui être rendus que lorsqu’elle est « masquée » – et parfois même pas à ce moment-là.

L’Institut Brookings a même reconnu que la référenciation sociale est une étape clé du développement des bébés – pour ensuite balayer la question d’un revers de main en disant aux parents inquiets qu’ils pourraient vaincre les problèmes posés par les masques à leur enfant en développement en lui faisant quelques coucous. Le géant de la télévision pour enfants Sesame Street a même essayé de rendre l’isolement social acceptable pour son jeune public avec des marionnettes (qui se lavent les mains de manière compulsive, échangent via Zoom, et vantent les vertus des « jeux vidéo », qui sont « très amusants » et « nous aident à nous sentir mieux »).

(Tweet : « Un endoctrinement et une propagande dégoûtants dirigés contre les enfants de la part de qui d’autre ? Sesame Street !! »)

Mais les pédopsychologues admettent que les enfants qui grandissent sans voir les visages de leur entourage auront beaucoup de mal à s’orienter dans les situations sociales ou même à exprimer leurs émotions, et le « jeu virtuel » ne remplace pas le jeu réel. Tout comme les masques qui étouffent les émotions, les confinements sont susceptibles d’avoir des effets négatifs durables sur la santé mentale et physique des enfants, avertissent-ils.

Pire encore, les statistiques suggèrent qu’il n’y a peut-être aucune raison logique de soumettre les enfants à ces contrôles comportementaux traumatisants. Hormis quelques cas largement médiatisés (certains pourraient dire à l’excès), les enfants ont été généralement épargnés par les complications liées à l’infection à Covid-19, comme l’ont confirmé de multiples études et comme l’ont rapporté à contrecœur les médias. Même une étude selon laquelle les enfants de moins de cinq ans pouvaient être porteurs de cent fois plus de virus que les adultes a dû admettre que cela ne se traduisait pas par l’apparition de symptômes ou la transmission du virus à d’autres personnes. Les priver des interactions sociales et de l’atmosphère sécurisante essentielles à leur développement semble donc ne servir aucun objectif de santé publique.

Même le Forum économique mondial, qui a été l’un des plus ardents défenseurs du confinement, de la distanciation sociale, des masques et d’autres réponses lourdement fondées sur la peur et légères quant aux faits, a reconnu que la pandémie constitue « la plus grande expérience psychologique du monde », avertissant qu’un isolement prolongé entraînera une explosion des « troubles de santé mentale liés à des traumatismes ». Pourtant, plutôt que d’appeler à l’arrêt de ce qui équivaut à une maltraitance institutionnalisée des enfants, ils ont simplement suggéré aux pays de se préparer à la demande à venir de services de santé mentale, ce qui sera certainement une aubaine pour les grandes entreprises pharmaceutiques, car les enfants qui prennent des médicaments psychiatriques ont tendance à les prendre à vie.

L’avenir de ces enfants semble très sombre. Que faudra-t-il pour réveiller leurs parents ? Que Sesame Street atterrisse dans un asile psychiatrique ?

Traduction Entelekheia
Photo Pedro Wroclaw / Pixabay

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