Dans le respect des procédures – ce qui s’est passé pour le vol Ryanair en Biélorussie

Par B
Paru sur Moon of Alabama sous le titre By The Book – What Really Happened With The Ryanair Flight In Belarus


Nous avons examiné hier le dossier de Roman Protasevich, le néo-nazi financé par l’Occident et arrêté dimanche au Belarus. Une autre question encore ouverte est celle du déroulement de l’incident.

Protassevitch a été arrêté après que l’avion qu’il empruntait pour se rendre de Grèce en Lituanie ait été détourné vers Minsk en raison d’une alerte à la bombe. Il y avait un mandat d’arrêt ouvert contre Protassevitch, qui a été exécuté lorsqu’il est entré dans le pays. NEXTA, l’organisation de changement de régime en Pologne où Protassevitch avait précédemment travaillé à l’organisation d’un coup d’État en Biélorussie, avait doxxé des policiers en Biélorussie et ainsi mis en danger leurs familles.

Le Département de l’aviation du ministère biélorusse des transports et de la communication a publié son rapport officiel sur l’incident. Il est rédigé en russe et en anglais (desecndez sur la page pour la version anglaise). Le rapport comprend ce qui semble être la transcription complète du trafic radio entre l’avion et le contrôle du trafic aérien.

Le rapport et la transcription réfutent un certain nombre d’affirmations erronées faites dans les reportages « occidentaux » sur la question.

Les faits principaux :

Le Département de l’aviation, conformément aux exigences des normes 5.2.5 et 5.3.1 de l’annexe 17 de la Convention relative à l’aviation civile internationale, informe d’un acte d’intervention illicite dans les activités de l’aviation civile sur le territoire de la République du Bélarus.

Le 23 mai 2021, un message écrit en anglais avec le contenu suivant a été envoyé à l’e-mail de l’aéroport national de Minsk à partir de l’adresse e-mail protonmail.com :

« Nous, soldats du Hamas, exigeons un cessez-le-feu d’Israël dans la bande de Gaza. Nous exigeons que l’Union européenne abandonne son soutien à Israël dans cette guerre. Nous savons que les participants au Forum économique de Delphes rentrent chez eux le 23 mai par le vol FR4978. Une bombe a été placée dans cet avion. Si vous ne répondez pas à nos demandes, la bombe explosera le 23 mai au-dessus de Vilnius. Allahu Akbar. »

Compte tenu de la gravité de la menace reçue, l’information de l’aéroport national de Minsk a été transmise aux services compétents de contrôle du trafic aérien de l’entreprise d’État Belaeronavigatsia.

Conformément aux exigences de l’annexe 17 de la Convention de Chicago et du Programme national pour la protection de l’aviation civile contre les actes d’intervention illicite en République du Bélarus, un mécanisme d’actions de réponse a été mis en place en cas d’actes d’intervention illicite dans l’activité de l’aviation civile.

Le vol FR4978 en route Athènes (Grèce) – Vilnius (Lituanie), opéré sur un Boeing 737-800 par Ryanair. L’avion a décollé de l’aéroport d’Athènes à 07.10 UTC (10.10 heure biélorusse), est entré dans l’espace aérien de la République de Biélorussie sous le contrôle du CCR de Minsk à 09.30 UTC (12.30 heure biélorusse). Le point d’entrée dans l’espace aérien de la FIR de Minsk était SOMAT.

Quelques commentaires à ce sujet :

Le rapport est respectueux des procédures, comme il se doit.

Giczan is right in that the time shown in the screenshot is inconsistent with the timing of the Ryanair flight in the Belorussian airspace.

That however proves nothing. Time stamps in emails are notoriously unreliable as they depend on various computer timezone settings and several other variables.

Protonmail, d’où provient l’e-mail, est un service de messagerie web crypté, hébergé en Suisse, qui permet un trafic plus ou moins anonyme.

Une prétendue capture d’écran de l’e-mail est actuellement partagée par le rédacteur en chef de NEXTA:

Tadeusz Giczan @TadeuszGiczan – 11:59 PM – May 26, 2021

Bien que personne n’en doute, le « courriel du Hamas » a été envoyé à l’aéroport de Minsk 24 minutes après que les contrôleurs aériens biélorusses aient averti les pilotes de Ryanair de la présence d’une bombe à bord.

Giczan a raison de dire que l’heure indiquée sur la capture d’écran ne correspond pas à l’heure à laquelle le vol Ryanair est entré dans l’espace aérien biélorusse.

Mais cela ne prouve rien. Il est notoire que l’horodatage des courriels n’est pas fiable, car il dépend de paramètres de fuseau horaire et de plusieurs autres variables.

Les horloges, ordinateurs et téléphones en Suisse sont actuellement réglés sur UTC(GMT)+2 heures. Les horloges, ordinateurs et téléphones en Biélorussie sont réglés sur UTC+3. Un courriel envoyé à 10 h 57, heure de Genève, sera probablement affiché comme ayant été envoyé à 11 h 57, heure de Minsk. Toutefois, si le fuseau horaire de l’ordinateur/téléphone utilisé pour consulter l’e-mail est réglé sur UTC+4, l’heure de l’e-mail sera indiquée comme étant 12:57.

Belle astuce M. Nexta, mais cette capture d’écran n’est pas convaincante.

Le contenu de l’email n’est pas convaincant en tant que menace. La demande d’un cessez-le-feu à Gaza n’a pas de sens, puisqu’il est en place depuis le 21 mai. La mention du Forum économique de Delphes en Grèce est intéressante. Roman Protassevitch y avait pris part et était sur le chemin du retour à Vilnius. Pourquoi cela a-t-il été explicitement mentionné ? Si le Belarus a utilisé l’e-mail comme ruse pour arrêter Protassevitch, pourquoi mentionner le Forum de Delphes dans l’e-mail de menace ?

La dernière phrase de l’e-mail est d’un grand intérêt, car elle décide de l’endroit où l’avion allait atterrir : « Si vous ne répondez pas à nos exigences, la bombe explosera le 23 mai au-dessus de Vilnius. »

Lors de précédents incidents de bombes sur des avions civils, celles-ci étaient déclenchées soit par une minuterie, soit par un baromètre (pression = hauteur au-dessus du sol). Le fait que l’expéditeur ait indiqué un lieu précis pour l’explosion de la bombe ne peut que signifier que la bombe était reliée à un GPS. Cela explique pourquoi les pilotes ont décidé de se dérouter vers Minsk, au lieu de terminer le trajet beaucoup plus court vers Vilnius.

Les pilotes ont décidé de se rendre à Minsk car le risque d’explosion d’une bombe potentielle au-dessus de Vilnius, comme annoncé dans le courriel, était élevé.

La transcription du trafic radio montre que ce sont le pilote et la tour de contrôle, et non les autorités du Belarus, qui ont pris cette décision.

Pilote : OK, je vous donne (illisible) pouvez-vous répéter le code IATA de l’aéroport vers lequel les autorités nous ont recommandé de nous dérouter ?
ATC : RYR 1TZ en attente.
Pilote : Standby, Roger.
ATC :09:41:00 : RYR 1TZ .
Pilote : Allez-y.
ATC : Le code IATA est MSQ.
Pilote : Pouvez-vous répéter s’il vous plaît ?
ATC : le code IATA est MSQ.
Pilote : MSQ, merci.
Pilote : 09:41:58 : RYR 1TZ Encore une fois, cette recommandation de se dérouter vers Minsk, d’où vient-elle ? D’où vient-elle ? De la compagnie ? Vient-elle des autorités de l’aéroport de départ ou de l’aéroport d’arrivée ?
ATC : RYR 1TZ C’est notre recommandation.


Pilote : 09:47:12 : RYR 1TZ nous déclarons une urgence MAYDAY, MAYDAY, MAYDAY RYR 1TZ. Nos intentions sont de nous dérouter vers l’aéroport de Minsk.
ATC : RYR 1TZ MAYDAY, reçu. En attente de vecteurs.
Pilote : Standby RYR 1TZ.
Pilote : 09:48:10 RYR 1TZ demande une descente à 10000 pieds.
ATC : RYR 1TZ, descendez au FL100.
Pilote : descente (illisible) RYR 1TZ.

Je suis convaincu que la transcription radio telle qu’elle est présentée par l’autorité aérienne biélorusse est complète et que rien n’est faux. Le trafic radio du contrôle aérien n’est pas crypté et de nombreux amateurs l’enregistrent constamment. L’enregistreur de voix du cockpit de l’appareil de Ryanair disposera également d’une copie intégrale de la conversation.

L’armée de l’air biélorusse aurait envoyé un avion de chasse pour surveiller le vol de Ryanair. Les pilotes de Ryanair n’en ont pas été informés. Il n’y a aucune mention de cela dans la transcription du trafic radio.

L’envoi d’avions de chasse pour surveiller des avions faisant l’objet d’une alerte à la bombe ou d’un détournement d’avion est pourtant une procédure opérationnelle standard.

Le 14 juillet 2020, une alerte à la bombe avait été lancée contre un vol Ryanair reliant Cracovie à Dublin. L’avion avait fait un atterrissage d’urgence à Stansted :

L’alerte à la sécurité sur un vol Ryanair, qui a poussé la RAF à envoyer deux avions de chasse, était due à une note affirmant qu’il y avait une bombe à bord de l’avion, ont révélé les patrons de la compagnie aérienne hier soir.

Trois jours seulement plus tard, un autre vol Ryanair avait été menacé :

Un Britannique de 51 ans a été arrêté après qu’une alerte à la bombe ait été lancée sur un vol Ryanair reliant Londres à Oslo.

Des avions militaires F-16 danois ont été mobilisés pour escorter l’avion jusqu’à l’aéroport de Gardermoen, le principal aéroport international de Norvège.

Dans un communiqué, la police a déclaré que la situation était désormais sous contrôle et que l’avion allait être examiné par la brigade d’intervention et de déminage.

Il me semble que les autorités biélorusses ont tout fait dans les règles. Comme en Norvège, l’avion, sa cargaison et les passagers ont été examinés par une équipe d’intervention d’urgence. Voici à quoi cela ressemblait à Minsk.

Après que l’avion ait été déclaré sain par l’équipe de déminage, les autorités ont laissé les passagers ré-embarquer et partir vers leur destination initiale. Roman Protassevitch et sa petite amie russe, qui avait joué un rôle dans ses opérations de changement de régime, ont été arrêtés. Au moins un autre passager, qui avait initialement prévu de prendre un vol de la Grèce à Minsk avec seulement une escale à Vilnius, a également quitté l’avion. Les spéculations selon lesquelles des agents du KGB auraient quitté l’avion à Minsk n’ont pas été confirmées.

Le rapport du département de l’aviation se conclut par ceci :

Le Département de l’aviation tient également à assurer que les autorités aéronautiques du Bélarus, les organisations aéronautiques et les organismes d’application de la loi compétents de l’État ont pris et continueront de prendre les mesures et actions nécessaires prévues par la législation internationale et nationale visant à assurer une protection fiable de l’aviation civile contre les actes d’intervention illicite.

Pour un examen plus approfondi des circonstances, le département de l’aviation a invité des représentants de l’OACI, de l’IATA, de l’AESA et des autorités de l’aviation civile de l’UE et des États-Unis.

Ces organisations internationales devraient accepter l’invitation et examiner la question de plus près. Elles devraient parler aux pilotes et écouter le trafic radio tel qu’il a été enregistré par l’enregistreur de voix du cockpit. Je suis convaincu qu’elles constateront que tout s’est passé exactement comme l’ont dit les autorités biélorusses. Elles ont reçu une alerte à la bombe contre l’avion, en ont informé le pilote et ont recommandé d’atterrir à Minsk. Le pilote a évalué les circonstances et a décidé de suivre le conseil.

Il n’y a qu’une seule grande question à laquelle nous n’avons pas encore de réponse.

Qui a envoyé l’e-mail qui a conduit à tout cela et dans quel but ?

On peut facilement imaginer les motivations des deux parties.

A. Les services secrets biélorusses voulaient arrêter Roman Protassevitch coûte que coûte et ont envoyé le courriel. Ils étaient prêts à accepter les sanctions prévisibles qui suivraient une telle démarche.

B. L’équipe chargée du changement de régime qui s’est réunie en Grèce voulait attirer l’attention sur le Bélarus et lui imposer de nouvelles sanctions. Quelqu’un dans l’équipe a envoyé le courriel. Le groupe était prêt à accepter quelques années de prison pour Protassevitch, qui pourrait ou non avoir été dans le coup.

Je n’ai pas d’autres preuves pour décider si A ou B est juste. Il existe cependant de nombreuses preuves historiques montrant que les entités pro-changement de régime soutenus par l’Occident sont impitoyables et prêts à jouer avec la vie et le bien-être d’autres personnes. Mon intuition me porte donc vers B.

À la lumière de ce qui précède, il est assez curieux (mais pas étonnant) que les gouvernements « occidentaux » fassent maintenant pression sur leurs compagnies aériennes pour qu’elles évitent l’espace aérien biélorusse.

La Russie, grand allié du Belarus, réagit actuellement à cette mesure en interdisant aux vols qui évitent le Belarus d’entrer dans l’espace aérien russe. De nombreux plans de vols devront être modifiés si ces inepties continuent.

[Update] Incident Ryanair – e-mail reçu avant que l’avion n’entre dans l’espace aérien biélorusse

Paru sur Moon of Alabama sous le titre Ryanair Incident – Email Warning Received Before Plane Entered Belorussian Airspace

Ceci est une mise à jour de l’article précédent. Cet article analysait la chronologie de l’incident d’alerte à la bombe de Ryanair en Biélorussie et la réponse des autorités biélorusses.

Comme je le disais à propos de la possible manipulation d’une capture d’écran de l’e-mail d’alerte à la bombe par le rédacteur en chef du média d’opposition Nexta, financé par l’Occident :

Protonmail, d’où provient l’e-mail, est un service de courrier électronique crypté hébergé en Suisse qui permet un trafic plus ou moins anonyme.

Une prétendue capture d’écran de l’e-mail est actuellement partagée par le rédacteur en chef de NEXTA :

Tadeusz Giczan @TadeuszGiczan – 11:59 PM – May 26, 2021

Le « courriel du Hamas » a été envoyé à l’aéroport de Minsk 24 minutes après que les contrôleurs aériens biélorusses aient averti les pilotes de Ryanair de la présence d’une bombe à bord.

Giczan a raison de dire que l’heure indiquée sur la capture d’écran ne correspond pas au moment où le vol Ryanair a pénétré dans l’espace aérien biélorusse.

Cela ne prouve cependant rien. Les horodateurs dans les courriels sont notoirement peu fiables, car ils dépendent de divers réglages de fuseaux horaires des ordinateurs et de plusieurs autres variables.

Les horloges, ordinateurs et téléphones en Suisse sont actuellement réglés sur UTC(GMT)+2 heures. Les horloges, ordinateurs et téléphones en Biélorussie sont réglés sur UTC+3. Un courriel envoyé à 10 h 57, heure de Genève, sera probablement affiché comme ayant été envoyé à 11 h 57, heure de Minsk. Toutefois, si le fuseau horaire de l’ordinateur/téléphone utilisé pour consulter l’e-mail est réglé sur UTC+4, l’heure de l’e-mail sera indiquée comme étant 12:57.

Belle astuce M. Nexta, mais cette capture d’écran n’est pas convaincante.

Il s’avère que ma spéculation sur la manipulation du fuseau horaire, bien que techniquement correcte, n’était peut-être pas pertinente.

Hier, le Comité d’enquête du Belarus, le service des poursuites judiciaires du pays, a publié une note sur l’affaire (traduction automatique, gras ajouté) :

L’enquête sur une affaire criminelle concernant un rapport délibérément faux sur le « minage » du vol Athènes-Vilnius se poursuit.

A l’heure actuelle, l’affaire criminelle initiée sur le fait du « minage » de l’avion, qui effectuait le vol « Athènes-Vilnius », est traitée par l’USC dans la ville de Minsk.

Ces jours-ci, par le biais de canaux destructeurs et extrémistes, ainsi que de diverses ressources Internet et de médias occidentaux, des informations incomplètes et non vérifiées sont diffusées dans le but de manipuler l’opinion publique dans leur propre intérêt. Pour notre part, nous exhortons le public à ne pas partager d’insinuations et de spéculations cyniques. Nous considérons qu’il est inacceptable de supposer que quelqu’un a le monopole de la vérité, tant que l’enquête préliminaire n’est pas terminée.

Il a déjà été établi, ce sur quoi nous attirons particulièrement l’attention, que plusieurs messages concernant le « minage » de l’avion ont été reçus via le service suisse de courrier anonyme ProtonMail – à 12h25 et à 12h56. En ce moment, les enregistrements des conversations avec les pilotes de l’avion sont étudiés et analysés en détail, et de nombreuses autres actions d’investigation sont menées…

Il y aurait donc eu, si l’on en croit les officiels, deux courriels d’alerte à la bombe. Le premier, à 12 h 25 heure locale (9 h 25 UTC), est arrivé cinq minutes avant que le vol Ryanair de 12 h 30 (9 h 30 UTC) ne pénètre dans l’espace aérien biélorusse. Cela aurait laissé suffisamment de temps pour contacter le contrôleur aérien, qui aurait alors averti l’avion. L’e-mail dans la capture d’écran doit être le deuxième.

Le pilote de Ryanair a été averti de l’alerte à la bombe à 9:30 UTC mais n’a déclaré un Mayday qu’à 9:47 UTC. Il lui a fallu plusieurs minutes supplémentaires pour changer de cap. L’expéditeur des e-mails pourrait avoir observé la trajectoire de l’avion sur Flight Aware et préparé et envoyé le second e-mail parce que l’avion semblait ne pas réagir au premier.

Le rédacteur en chef de Nexta a présenté le second email comme étant le seul et insinuait ainsi que l’avion avait été contacté à propos d’une menace après en avoir été averti par les autorités biélorusses.

Le logo visible dans la capture d’écran de l’e-mail ci-dessus est celui du Dossier Center. Sa raison d’être est de trouver et de créer de la boue à lancer à la Russie. Il est financé par l’oligarque exilé et ancien raider de Yukos Mikhail Khodorkovsky à Londres. Le Dossier Center semble avoir des contacts suivis avec les services secrets occidentaux.

S’il y a effectivement eu deux courriels de menace, comme l’affirment les responsables biélorusses, le titre ci-dessous de Reuters est erroné.

L’alerte à la bombe citée par la Biélorussie a été envoyée après le détournement de l’avion – fournisseur de messagerie suisse

L’alerte à la bombe citée par les autorités biélorusses comme la raison pour laquelle un avion de ligne Ryanair transportant un journaliste dissident a été contraint d’atterrir à Minsk a été envoyée après le détournement de l’avion, a déclaré jeudi le fournisseur de messagerie électronique Proton Technologies AG, qui respecte la vie privée.


Proton a refusé de commenter les détails de l’e-mail, affirmant que son cryptage rendait impossible « l’accès ou la vérification du contenu du message ».

« Cependant, nous sommes en mesure de voir quand le message a été envoyé, et nous pouvons confirmer que le message en question a été envoyé après que l’avion a été dérouté », a déclaré la société suisse dans un communiqué.

Elle a ajouté « nous n’avons pas vu de preuves crédibles de la véracité des affirmations du Belarus et nous soutiendrons les autorités européennes dans leurs enquêtes, dès que nous recevrons une requête légale. »

Protonmail n’a été interrogée que sur le second courriel qui a été divulgué par le Dossier Center. La compagnie a confirmé qu’il avait été envoyé à l’heure indiquée par la capture d’écran.

Nous pouvons être sûrs qu’elle sera bientôt interrogée sur le premier. La note de la commission d’enquête dit : (traduction automatique)

Pour confirmer la cohérence de leurs actions, les enquêteurs ont déjà préparé et enverront bientôt au parquet suisse une demande d’assistance judiciaire pour obtenir des informations sur l’utilisateur de la boîte aux lettres d’où a été envoyé le message sur le « minage » du vol.

Hier, le département de l’aviation de Biélorussie avait également invité les organisations internationales à se pencher sur cette affaire :

Pour un examen plus approfondi des circonstances, le département de l’aviation a invité des représentants de l’OACI, de l’IATA, de l’AESA et des autorités de l’aviation civile de l’UE et des États-Unis.

L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) des Nations unies a accepté d’enquêter sur l’incident.

Lorsque le vol Ryanair a quitté Minsk, il y avait cinq passagers de moins à bord que lors de son atterrissage. Roman Protassevitch, le néo-nazi financé par le gouvernement occidental, et sa petite amie russe étaient deux d’entre eux. Ils ont été arrêtés. On a supposé que les trois autres personnes étaient des agents du KGB. Cependant, ces personnes ont été retrouvées et interrogées. Toutes trois, un citoyen grec et deux citoyens biélorusses, déclarent qu’ils avaient initialement prévu de prendre l’avion de Grèce jusqu’à Minsk, via Vilnius. Ils n’avaient donc aucune raison de remonter dans l’avion.

Traduction Corinne Autey-Roussel

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