Obama admet qu’il n’y a pas de « hackers russes » dans l’affaire des emails de Wikileaks

Craig Murray est un ex-ambassadeur britannique aujourd’hui membre de Wikileaks.


Par Graig Murray
Cet article est paru sur le blog de l’auteur et sur Information Clearing House sous le titre Stunning Admission from Obama on Wikileaks


Dans sa dernière conférence de presse, vers 8 mn 30, Obama admet qu’il ne sait pas comment Wikileaks a mis la main sur les emails du Comité national démocrate. (Ndt, vidéo non traduite.) Cela démolit l’intégralité du flot continuel de fadaises émises par la communauté américaine du renseignement au cours de ces deux derniers mois. Une série de suppositions avait été collationnées pour en faire des affirmations infondées qui ont ensuite été répétées en boucle dans les médias grand public.

Le fait décisif est qu’Obama se réfère aux « mails du Comité national démocrate qui ont été fuités ». Notez « fuités », et non « piratés ». J’ai répété qu’il s’agissait d’une fuite, et non d’un piratage, jusqu’à m’en époumoner. William Binney, ex-directeur technique de la NSA, avait affirmé que s’il s’était agi d’un acte de piratage de données, la NSA aurait été capable d’en donner des détails précis, à la seconde près de l’attaque, et il est clair à la lecture des rapports qu’ils n’ont pas ces informations. Et pourtant, les médias ont persisté à débiter des fariboles sur des prétendus « hackers russes ».

La référence d’Obama aux « mails du Comité national démocrate qui ont été fuités » semble naturelle, fluide, non forcée. Qu’il est bon d’entendre enfin la vérité.

Traduction Entelekheia
Image Pixabay : L’outil du fuiteur, la clé USB. Pas de piratage, pas de signes de passage. Intraçable.

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