Étiqueté : Colonialisme

De la traite à la dette – Partie 1 : Occupation et génocide en guise de « découverte »

Connaître et reconnaître l’horreur génocidaire passée aide à comprendre, d’une part, comment l’Amérique du Nord a été propulsée nouvel empire capitaliste et, d’autre part, cela permet d’appréhender l’impasse du mal développement dans laquelle l’Occident impérialiste a fourvoyé les pays du Sud assujettis.

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L’Indochine française : la fumerie d’opium bien sympathique du coin

La cour du Vietnam était totalement opposée à l’opium, autant sur des bases sociales qu’économiques. L’opium a été interdit quasiment dès son apparition à travers le commerce de l’opium britannique en Chine, à la toute fin du XVIIIe siècle. En 1820, l’empereur ordonne que même les fils et jeunes frères des dépendants à l’opium dénoncent les coupables aux autorités. Mais en 1862, la France annexe Saïgon, puis progressivement, s’étend sur toute l’Indochine. Les ventes d’opium, légalisées et régies par un monopole d’État français, paieront les frais de la nouvelle colonie.

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1947, Insurrection de Madagascar : un massacre colonial oublié

En 1947, Madagascar compte 4 millions d’habitants, dont seulement 35 000 européens. Les natifs demandent davantage de droits de façon répétée, et de façon toute aussi systématique, leurs requêtes rencontrent l’obstination d’un pouvoir colonial aussi crispé sur ses acquis qu’incapable de dialogue. Ce qui, inévitablement, conduit tout droit à une insurrection.

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Le massacre de Thiaroye, une conséquence de l’esprit colonial ?

En décembre 1944, à Thiaroye au Sénégal, des officiers français massacrent des tirailleurs sénégalais sans la moindre raison ou justification. A ce jour, aucune explication valable de leur comportement n’a été donnée. Pire : les tirailleurs survivants du massacre ont été poursuivis et condamnés à des peines de prison, officiellement pour « rébellion armée », en réalité pour couvrir la culpabilité des officiers coloniaux. Soixante-treize ans après, l’affaire n’est toujours pas réglée.