Chronique marxienne : l’humanité peut-elle s’accommoder du libéralisme?

Première partie : Et si Marx avait donné en creux la solution aux lacunes du libéralisme ? Le cadre historique.

Par Corinne Autey-Roussel

Depuis des lustres, les détracteurs du libéralisme préviennent contre l’un de ses aspects les plus discutables, le rejet des notions de bien et de mal dans la sphère privée et leur remplacement par les mécanismes neutres de la rationalité et du droit. Même s’il écrivait avant la lettre, l’un de ses critiques les plus acerbes, Jonathan Swift, avait précocement exposé l’aboutissement logique de la neutralité axiologique 1 libérale dans une satire d’une justesse définitive, Modeste proposition, qui suggérait benoîtement le cannibalisme comme remède à la pauvreté.

Plus récemment, George Orwell proposait d’opposer la « common decency » (la décence commune) du petit peuple à l’inhumanité et aux calculs (les « eaux glacées ») du libéralisme. Dans un coup double censé ouvrir une issue à l’impasse libérale, Jean-Claude Michéa reprendra l’idée d’Orwell et l’assortira d’une suggestion de retour à l’esprit du don et du contre-don primitifs (qui n’est pas du tout ce que Michéa imagine, mais baste 2). Michel Onfray, pour sa part, proposait l’empathie comme cure, c’est-à-dire grosso modo la même chose : la gentillesse, être sympa avec les autres, se mettre à leur place, ne pas se confiner à une définition marchande des rapports humains, donner et recevoir, ne pas tenter de dominer ou de manipuler ses congénères, etc. Rien à dire, la direction est bonne ou au moins, argue d’une réelle volonté d’humaniser la société moderne.

Seul obstacle, mais il est de taille : c’est justement à travers la « common decency » (ou gentillesse, ou empathie, ou entraide, ou solidarité, on l’appelle comme on veut) inscrite dans la construction psychique des êtres humains sains d’esprit qu’ils sont les plus vulnérables aux incitations des faiseurs d’opinion. Si une bonne moitié de l’énorme fabrique du consentement qu’est la propagande médiatique moderne consiste à flatter les égos, l’autre moitié en appelle aux sentiments, donc à la « common decency », avec des effets redoutablement efficaces : placés devant un choix entre une réflexion de fond et une réponse affective immédiate fondée sur leur gentillesse, la vaste majorité choisira la gentillesse.

Comme l’avait déjà démontré la satire de Swift avec ses appels répétés à la morale, à la vertu et aux bons sentiments pour emporter l’adhésion du public à une proposition monstrueuse (donner les enfants des pauvres à manger aux riches, mais par bonté d’âme, pour soulager le fardeau qu’ils imposent à leurs parents et à la société toute entière), par le levier de bonnes intentions affichées, l’être humain le plus gentil peut être amené à défendre les causes les plus discutables, sans compter qu’il se fait quotidiennement promener au gré des besoins du marché ou d’intérêts particuliers servis par les mécanismes libéraux les plus glaciaux, à commencer par l’industrie de la communication, autrement dit de la manipulation de masse de l’opinion publique. Que l’on songe aux mensonges médiatiques censés justifier des guerres atroces : l’ennemi désigné est toujours « un boucher », un « nouvel Hitler », « une dictateur sans foi ni loi », etc. Et même si on découvre des années plus tard que tout était mensonger, que le « boucher » en question n’était pas pire que la moyenne des politiciens actuels et que le vrai motif de la guerre considérée tenait, par exemple, au pétrole ou au dollar, le processus ne s’en ressent pas pour autant : par gentillesse et compassion envers les victimes qu’on lui désigne, une large frange de l’opinion donnera de toutes façons dans le panneau du croquemitaine et des populations « à libérer » suivants. Comme dit le proverbe, l’enfer est pavé de bonnes intentions.

La réponse sur la sortie de l’impasse libérale doit donc tenir à un éventail de caractéristiques humaines beaucoup plus étendu que la seule « common decency ». Et elle pourrait bien se trouver en creux sous la plume de Marx.

La définition de la bourgeoise par Marx

Chez Marx, le mot « bourgeoisie » ne définit ni un niveau de richesse, de rentes ou de propriétés, ni une classe définie par un comportement prédateur, ni des apologistes de structures patriarcales, ni plus largement des conservateurs ou des réactionnaires de quelque type que ce soit. Il a une signification très précise, qui se réfère directement à la structure tripartite de la société du Moyen Âge et de l’Ancien régime : clergé, noblesse et tiers état. Simplement, le bourgeois n’est ni un membre du clergé, ni un membre de l’aristocratie, mais ce n’est pas tout. L’Inde, qui partage la même organisation sociale dans une version plus détaillée (et hautement contestable parce que figée, mais ce n’est pas le sujet ici), éclaire la suite en proposant une quadripartition : 1) le clergé (brahmanes), 2) la noblesse (kshatriyas), et enfin le tiers-état divisé en d’une part une caste bourgeoise marchande et financière (vaishyas 3), et enfin 4) une caste directement productrice de biens concrets, les travailleurs, ouvriers et paysans serfs ou libres (shudras).

La bourgeoisie définie par Marx correspond aux vaishyas indiens, soit la caste marchande et financière.

Or, aussi bien dans l’Occident historique qu’en Inde, quoi qu’on pense de ce système, chaque caste avait (et en Inde, a encore en partie) ses prérogatives et responsabilités :

– La caste sacerdotale (clergé) détenait une autorité spirituelle, de conseil, de droit, d’art et d’enseignement.

– La caste noble (ou aristocratique) exerçait le pouvoir temporel : royal, guerrier et politique.

– La caste bourgeoise, qui tenait les cordons de la bourse, devait assurer la prospérité de toute la société par la production agricole (pour les propriétaires terriens), le commerce, les prêts et transactions bancaires. C’était, et c’est toujours la caste la plus riche.

– La caste des travailleurs (serfs ou libres) 4 produisait des biens au bénéfice des trois premières. Elle englobait tous ceux qui, contrairement aux trois autres castes, travaillaient avant tout de leurs mains. (Sans elle, soit dit en passant, toute la société s’effondre, hier comme aujourd’hui. C’est la seule caste indispensable.)

Des serfs du moyen âge naquirent les bourgeois des premières agglomérations urbaines ; de cette population municipale sortirent les premiers éléments de la bourgeoisie. » – Marx, Manifeste du Parti communiste

En bon Occidental, Marx se référait à une structure sociale tripartite, avec un tiers-état englobant serfs, travailleurs libres et marchands/financiers qui allait ensuite se scinder en deux camps opposés, et non quadripartite comme les Indiens.

Nous gardons néanmoins la quadripartition indienne sous le coude, si vous le voulez bien. Elle servira à la compréhension de ce qui suit.

Le règne du marché, survol historique

A partir du XIIIe siècle en Europe, la montée de la bourgeoisie, à mesure du développement des villes et des progrès des techniques de production, d’approvisionnement et de transports (par exemple avec la Ligue hanséatique 5) érode progressivement l’influence des deux castes supérieures, le clergé et la noblesse.

Vaisseaux marchands de la Ligue hanséatique

Plus tard en France, au terme de plusieurs siècles d’avancées bourgeoises aussi bien matérielles qu’idéologiques, la Révolution abat l’ancienne tripartition traditionnelle pour installer un nouvel ordre, celui de la seule bourgeoisie. D’autres pays allaient suivre.

Voici donc ce que nous avons vu : les moyens de production et d’échange sur la base desquels s’est édifiée la bourgeoisie, furent créés à l’intérieur de la société féodale. A un certain degré du développement de ces moyens de production et d’échange, les conditions dans lesquelles la société féodale produisait et échangeait, l’organisation féodale de l’agriculture et de la manufacture, en un mot le régime féodal de propriété, cessèrent de correspondre aux forces productives en plein développement. Ils entravaient la production au lieu de la faire progresser. Ils se transformèrent en autant de chaînes. Il fallait les briser. Et on les brisa.

A sa place s’éleva la libre concurrence, avec une constitution sociale et politique appropriée, avec la suprématie économique et politique de la classe bourgeoise. » – Le Manifeste du parti communiste

Revenons aux racines idéologiques de la Révolution : Au XVIIIe siècle, les débats menés en France comme Outre-manche et en Amérique 6 sous les auspices des Lumières, 7 s’accordent rapidement sur une défaite des valeurs sacerdotales et nobiliaires et, malgré quelques récalcitrants comme Rousseau, sur l’adoubement d’une nouvelle philosophie déiste (on ne se disait pas encore athée à proprement parler), matérialiste, utilitariste, progressiste et axée sur l’intérêt individuel, en fait une simple mise au propre des repères culturels de la caste bourgeoise : le libéralisme.

Plus on remonte dans le cours de l’histoire, plus l’individu – et par suite l’individu producteur, lui aussi, – apparaît dans un état de dépendance, membre d’un ensemble plus grand : cet état se manifeste tout d’abord de façon tout à fait naturelle dans la famille et dans la famille élargie jusqu’à former la tribu ; puis dans les différentes formes de communautés, issues de l’opposition et de la fusion des tribus. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle, dans la « société bourgeoise », que les différentes formes de l’ensemble social se présentent à l’individu comme un simple moyen de réaliser ses buts particuliers, comme une nécessité extérieure. » – Karl Marx, Contribution à la critique de l’économie politique (1859)

Les débuts du matérialisme athée et scientiste : Joseph Wright, « Philosophe faisant un exposé sur le planétaire », ca. 1763–1765

La bourgeoisie a joué dans l’histoire un rôle éminemment révolutionnaire.

Partout où elle a conquis le pouvoir, elle a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens complexes et variés qui unissent l’homme féodal à ses « supérieurs naturels », elle les a brisés sans pitié pour ne laisser subsister d’autre lien, entre l’homme et l’homme, que le froid intérêt, les dures exigences du « paiement au comptant ». Elle a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d’échange; elle a substitué aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l’unique et impitoyable liberté du commerce. En un mot, à la place de l’exploitation que masquaient les illusions religieuses et politiques, elle a mis une exploitation ouverte, éhontée, directe, brutale. » – Le Manifeste du parti communiste

Une fois les deux anciennes castes, la spirituelle et la nobiliaire, vaincues (ou simplement rejetées aux marges 8), il ne restait plus qu’un tiers état scindé en deux camps aux intérêts antagonistes, ceux que les Hindous dénomment vaishyas et shudras – soit, dans la terminologie marxiste, les bourgeois et les prolétaires.

Cependant, le caractère distinctif de notre époque, de l’époque de la bourgeoisie, est d’avoir simplifié les antagonismes de classes. La société se divise de plus en plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes diamétralement opposées : la bourgeoisie et le prolétariat. » – Le Manifeste du parti communiste

Le progressisme, moteur de la caste marchande

Depuis ses balbutiements dans le monde antique méditerranéen, la caste marchande a déployé d’immenses qualités d’ingéniosité, d’inventivité et de persévérance. De l’amphore qui permettait le transport par bateau de grandes quantités d’huile ou de vin jusqu’aux porte-conteneurs géants d’aujourd’hui, de l’usurier lombard médiéval jusqu’aux places financières internationales actuelles, elle n’a pas cessé d’innover et de développer les moyens d’accroître ses profits, jusqu’à dominer matériellement le monde entier.

Marx a su rendre hommage à ses aspects bâtisseurs, dynamiques et novateurs – mais aussi dénoncer son hégémonisme et l’imposition de ses codes culturels spécifiques à l’ensemble des rapports humains.

La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, ce qui veut dire les rapports de production, c’est-à-dire l’ensemble des rapports sociaux. 9  Le maintien sans changement de l’ancien mode de production était, au contraire, pour toutes les classes industrielles antérieures, la condition première de leur existence. Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tout le système social, cette agitation et cette insécurité perpétuelles distinguent l’époque bourgeoise de toutes les précédentes. Tous les rapports sociaux, figés et couverts de rouille, avec leur cortège de conceptions et d’idées antiques et vénérables, se dissolvent; ceux qui les remplacent vieillissent avant d’avoir pu s’ossifier. Tout ce qui avait solidité et permanence s’en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané, et les hommes sont forcés enfin d’envisager leurs conditions d’existence et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés. 10 – Le Manifeste du parti communiste

Tout un arsenal de méthodes de persuasion (par l’école, la propagande politique, la culture ou la publicité) est quotidiennement mobilisé pour perpétuer le schéma de bouleversements, de « réformes », de changements pour le changement et « d’updates » continuels souhaité par la bourgeoisie (autrement dit par son émanation, l’économie de marché) 11. Si les incitations sans cesse renouvelées de la propagande médiatique, des cercles universitaires de gauche libérale-libertaire, des « experts » en communication et de la publicité s’arrêtaient demain, que resterait-il de leur message au bout d’un an ? Si l’on se fie à la précieuse expérience offerte par la Red Scare de 1919 aux USA (une hystérie de masse qui s’était abruptement éteinte dès l’arrêt de la propagande qui la soutenait), probablement pas grand-chose… Comme un junkie, un ordre factice a besoin de sa dose quotidienne.

Veuillez cliquer ici pour la suite et fin.

Corinne Autey-Roussel

Photo Sergei Tokmakov / Pixabay

Notes et références :

1 Neutralité axiologique : indifférence au bien ou au mal. Seuls les résultats / profits comptent. Par exemple, une constante libérale consiste à juger les guerres « bonnes » parce qu’elles entretiennent ou relancent l’économie, notamment avec les industries de guerre, et ensuite par le « boom » économique de la reconstruction.

2 Dans les sociétés primitives ou dites telles, contrairement à ce que pense un Michéa probablement influencé par des stéréotypes inconscients de type « bon sauvage » de Rousseau, le don n’est ni un acte spontané, ni l’expression d’un esprit de solidarité de groupe. Il est codifié. Le pauvre, l’inférieur, l’étranger doivent faire des dons aux chefs et notables (souvent seuls habilités à jouir de richesses), de telle sorte que le don primitif, au moins tel qu’il s’observe aujourd’hui dans les quelques sociétés tribales encore existantes, tend à figer les rapports sociaux. Dans les sociétés plus avancées qui le pratiquent encore par tradition, par exemple le Japon, le don oblige son bénéficiaire à un contre-don plus cher, ce qui peut l’ennuyer s’il est financièrement empêché. Si vous ne connaissez pas la situation financière d’un Japonais, il vous est donc conseillé de ne pas lui faire de cadeaux pour ne pas risquer de le mettre dans l’embarras.

En conclusion, le problème du don primitif vanté par Michéa, dans les sociétés où il existe, est son caractère d’obligation sociale incontournable.

3  Vaishya
https://www.yogapedia.com/definition/6649/vaishya

4 « Au plus haut, les Brahmanes ou prêtres, au-dessous d’eux les Kshatriyas ou guerriers, puis les Vaishyas, dans l’usage moderne surtout des marchands, enfin les Shudras, des serviteurs ou gens de peu. » – Louis Dumont, Homo hierarchicus. Le système des castes et ses implications, Paris, Gallimard, 1966

5 http://www.clg-pascal-viarmes.ac-versailles.fr/IMG/pdf/Hanse.pdf

6 American Enlightenment Thought, American Internet Encyclopedia of Philosophy

7 Et avant, avec Descartes. Et encore avant, avec les Humanistes de la Renaissance.

8 Il faut dire qu’à ce moment, le clergé et la noblesse, en Europe, étaient suffisamment décadents et discrédités pour que cette rébellion puisse prendre.

9 Dans sa furie de changements perpétuels, la « bourgeoisie » est souvent carrément destructrice. Cette caractéristique est même pleinement assumée par certains de ses membres les plus francs, par exemple Michael Ledeen, historien et philosophe neocon américain, dans ce passage effarant d’un de ses livres : « La destruction créatrice est notre nom, que ce soit à l’intérieur de notre société ou à l’étranger. Nous déchirons l’ordre ancien tous les jours, des entreprises à la science, la littérature, l’art, l’architecture, et le cinéma jusqu’à la politique et aux lois. Nos ennemis ont toujours haï ce tourbillon d’énergie et de créativité, qui menace leurs traditions (quelles qu’elles soient) et les humilie par leur incapacité à suivre le mouvement. A voir les Américains défaire les sociétés traditionnelles, ils nous redoutent, parce qu’ils ne veulent pas disparaître. Ils ne peuvent pas se sentir en sécurité aussi longtemps que nous sommes là, parce que notre simple existence – notre existence, pas nos politiques – menace leur légitimité. Ils doivent nous attaquer pour survivre, et nous devons les détruire pour avancer dans notre mission historique. »

10 Dans une réflexion des plus actuelles que je ne résiste pas au plaisir de reproduire ici, Karl Marx poursuit, « Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s’implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations.

Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour. Elles sont supplantées par de nouvelles industries, dont l’adoption devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, industries qui n’emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe. A la place des anciens besoins, satisfaits par les produits nationaux, naissent des besoins nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les produits des contrées et des climats les plus lointains. A la place de l’ancien isolement des provinces et des nations se suffisant à elles-mêmes, se développent des relations universelles, une interdépendance universelle des nations. Et ce qui est vrai de la production matérielle ne l’est pas moins des productions de l’esprit. Les œuvres intellectuelles d’une nation deviennent la propriété commune de toutes. L’étroitesse et l’exclusivisme nationaux deviennent de jour en jour plus impossibles et de la multiplicité des littératures nationales et locales naît une littérature universelle. »

11 On pourrait ajouter avec Michéa dans l’Impasse Adam Smith que l’économie de marché avance au même rythme effréné sur son flanc droit (même si, pour ne pas s’aliéner son électorat, elle fait mine d’être conservatrice) que sur son flanc gauche, qui joue les fers de lance de son progressisme culturel intrinsèque.

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