Le commandement des forces aériennes d’Ukraine a admis que le « fantôme de Kiev » est une fake news : Et maintenant ?

Par Andrew Korybko
Paru sur OneWorld.press sous le titre The Ukrainian Air Command Just Admitted That The “Ghost Of Kiev” Is Fake: Now What?


Ceux qui sympathisent avec Kiev devraient se demander pourquoi les soi-disant « gentils » mentent s’ils sont vraiment dans leur bon droit et que tout se passe supposément comme prévu.

La couverture du conflit ukrainien par les grands médias occidentaux emmenés par les États-Unis a été ébranlée par la révélation selon laquelle le dénommé « fantôme de Kiev » est une invention, ce qui a été admis par nul autre que le commandement des forces aériennes de ce pays. Son compte Facebook officiel a reconnu samedi que « Le fantôme de Kiev est une légende de super-héros dont le personnage a été créé par des Ukrainiens ! C’est une image collective des pilotes de la 40e brigade d’aviation tactique de l’armée de l’air, qui défendent le ciel de la capitale. » Pour ceux qui douteraient instinctivement de la véracité de ce post et s’imagineraient que leur compte a peut-être été piraté, ils doivent savoir qu’il est toujours en place depuis le 2 mai et que même la BBC en a parlé. (Et presque toute la presse grand public occidentale à sa suite, NdT].

Cela étant, il n’y a plus de mystère quant à l’identité du « fantôme de Kiev » puisque cette personne n’existe pas et n’est rien d’autre que le produit d’une opération psychologique ukrainienne qui a réussi à manipuler des millions d’esprits dans le monde entier au cours des deux derniers mois.

Alors que l’opération psychologique de l’Île des serpents a été invalidée quelques jours après avoir été présentée au public, après que la Russie ait montré à la télévision les soldats ukrainiens capturés sur cette base, et donc discrédité les fausses affirmations selon lesquelles ils avaient tous été tués après avoir insulté par radio l’un de ses navires de guerre, le « fantôme de Kiev » est resté en scène bien plus longtemps. En fait, il y a probablement encore des personnes qui pensent qu’il est réel.

Cette opération psychologique en forme de fake news en dit long sur la dynamique du conflit ukrainien. Si Kiev était vraiment « victorieuse », comme l’ont laissé entendre les médias et comme ils le déclarent de plus en plus ouvertement, les forces armées ukrainiennes (FAU) n’auraient pas besoin de colporter des mensonges sur les succès de leurs troupes. Le fait même qu’elles l’aient fait d’une manière aussi médiatisée et pendant aussi longtemps suggère également que le moral de leur camp n’est pas aussi élevé qu’il est censé l’être, une fois de plus, sinon elles n’auraient pas à diffuser des fausses nouvelles dans leur propre société, dans une tentative désespérée de le remonter. Le fait d’admettre que le « fantôme de Kiev » n’était rien d’autre qu’une fausse nouvelle laisse également penser que cette opération psychologique a récemment cessé de fonctionner et pourrait même être devenue contre-productive.

Aucun observateur sérieux n’aurait jamais pu sincèrement accorder de crédit à cette opération psychologique. Il était absurde, dès le départ, de prétendre qu’un seul individu avait abattu des dizaines d’avions russes. Pourtant, ceux qui exprimaient leur scepticisme à l’égard de ce faux récit étaient traités de « complotistes », voire d’ « agents russes ». Les médias se sont fortement investis dans le maintien de cette fable fabriquée à des fins de guerre de l’information contre la Russie, mais aussi contre leur propre public occidental. L’implantation de cette image dans l’esprit des gens par le biais de rappels incessants de l’existence supposée du « fantôme de Kiev » visait à les convaincre que les Ukrainiens sont des colosses de la guerre qui ne seront jamais vaincus par la Russie.

Pendant ce temps, les forces armées russes (FAR) ont consolidé leur contrôle sur l’est et le sud de l’Ukraine, malgré plus de 60 jours de guerre par procuration de l’OTAN contre l’alliance militaire la plus puissante de l’histoire de l’humanité. En d’autres termes, ce n’est pas Kiev qui « gagne », mais la Russie depuis le début (et contre toute attente), d’où le besoin urgent de concocter désespérément de la propagande pour détourner l’attention des publics occidentaux et ukrainiens de ce fait objectif. Au fur et à mesure que le contrôle russe s’étendait le long de ces deux périphéries du pays pour devenir une zone unifiée sous l’emprise de Moscou, les Occidentaux et les Ukrainiens ont été poussés à croire que rien de tout cela ne se produisait.

La réalité de terrain est désormais impossible à nier à mesure que la bataille du Donbass s’intensifie, d’où l’une des raisons pour lesquelles l’UAF pourrait avoir finalement admis que le « fantôme de Kiev » n’était qu’une fake news. Plus longtemps ce récit fabriqué continue de circuler dans ces nouvelles conditions militaires, moins les sources d’information officielles ukrainiennes allaient être crédibles pour le consommateur d’actualités moyen. Même le plus ardent partisan de Kiev, en Ukraine ou à l’étranger, aurait commencé à entretenir des soupçons quant à l’existence de cet individu. S’il était vraiment réel, on aurait pu se demander pourquoi il n’abat pas les avions russes au-dessus du Donbass.

Cet aveu de l’UAF n’est pas le seul, car il s’agit en fait du dernier aveu volontaire selon lequel des mensonges ont été délibérément diffusés par la partie anti-russe dans ce conflit, bien que cela soit toujours présenté, de manière manipulatrice, comme quelque chose de positif et même de noble.

Début avril, des espions américains ont déclaré à NBC News que leur pays menait effectivement une guerre de l’information contre la Russie et qu’il utilisait des fake news à cette fin. Une autre source du renseignement américain a admis à CNN quelques semaines plus tard que « chaque émission de Zelensky est une opération d’information » ; en d’autres termes, de la pure propagande. Ces trois aveux ont tous été faits pour « limiter les dégâts » après que leur public-cible se soit rendu compte qu’on lui avait menti.

Il est désormais indéniable que l’on ne peut pas faire confiance à la partie anti-russe dans ce qu’elle raconte sur le conflit ukrainien. Les espions américains diffusent délibérément des fausses nouvelles contre la Russie, tandis qu’il est désormais reconnu que Zelensky mène des « opérations d’information » lors de toutes ses apparitions. Le « fantôme de Kiev » n’a jamais existé, et personne ne sait combien d’autres mensonges seront bientôt révélés dans les semaines à venir, à mesure que la dynamique militaire sur le terrain dans le Donbass en exposera davantage. Ceux qui sympathisent avec Kiev devraient se demander pourquoi les soi-disant « gentils » mentent s’ils sont vraiment dans leur bon droit et que tout se déroule supposément comme prévu.

Traduction Corinne Autey-Roussel

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