Ukraine : les forces armées doivent tenir le front sous le feu russe

La guerre est virtuellement perdue pour l’Ukraine, mais ses forces armées ont été sommées de tenir le front, contre toute logique. Il semble qu’ils ne puissent pas rendre les armes, parce que l’Occident mené par les USA ne l’accepte pas. Et, comme nous le verrons dans l’article, Zelensky n’a plus aucun pouvoir. Se pourrait-il que l’Occident pense encore pouvoir gagner ? Et si la doctrine militaire dite « Maskirovka », à savoir le flou permanent sur les tactiques et buts de l’armée russe, était en train de porter ses fruits ? Si l’on récapitule, des troupes russes sont restées stationnées plusieurs jours dans les environs de Kiev, apparemment en préparation d’un assaut, puis elles se sont retirées sans que personne ne comprenne exactement pourquoi. L’Occident a-t-il pris cela comme un aveu de faiblesse ? Est-ce la raison pour laquelle il refuse toute négociation et exige la capitulation des Russes ? Si c’est le cas, cela semble bien faire l’affaire de la Russie, qui n’a aucun intérêt à une solution négociée (les Américains/Occidentaux étant incapables de respecter les traités), en lui donnant le feu vert pour démilitariser et dénazifier toute l’Ukraine, et non plus seulement l’est et le sud côtier.


Par B
Paru sur Moon of Alabama sous le titre Ukraine’s Forces Are Told To Hold The Line Where Russian Artillery Is Pulverizing Them


Les forces militaires russes écrasent les forces terrestres ukrainiennes en faisant un usage intensif d’artillerie lourde. L’artillerie ukrainienne a été détruite ou manque de munitions. Les forces ukrainiennes ont reçu l’ordre de rester sur leur position et de tenir la ligne de front. Cela ne fait que garantir que les frappes de l’artillerie russe les détruiront.

L’ordre a été donné parce que l’ « Occident » a poussé le président ukrainien à refuser la paix avec la Russie. La conséquence sera la destruction assurée de l’armée ukrainienne.

Certains prétendent que la progression de la Russie en Ukraine a été lente ou s’est même arrêtée :

La semaine dernière, les États-Unis ont estimé que les troupes russes progressaient « lentement et de manière inégale » dans le Donbass, souvent de « quelques kilomètres au maximum … chaque jour, simplement parce qu’elles ne veulent pas trop s’éloigner de leurs lignes logistiques et de soutien », a déclaré un haut responsable américain aux journalistes.

Mais dans ses rapports quotidiens, l’Institut pour l’étude de la guerre a noté que les forces russes n’ont effectué aucune attaque terrestre confirmée lundi ou mardi. Il indique qu’une frappe d’artillerie ukrainienne, le 30 avril, sur un quartier général de commandement russe près d’Izium a ralenti la poussée russe, et note que, plus au nord, une contre-attaque ukrainienne, lundi, a repoussé les forces russes de 25 miles à l’est de Kharkiv.

Ces affirmations ne résistent pas à l’examen. Comme Clausewitz l’a écrit à propos du Schwerpunkt dans « De la guerre » :

[Quel que soit l’élément central de la puissance de l’ennemi – le point sur lequel vos efforts doivent converger – la défaite et la destruction de sa force de combat restent la meilleure façon de commencer, et dans tous les cas, ce sera un élément très important de la campagne.

En nous fondant sur l’expérience générale, les actes que nous considérons comme les plus importants pour la défaite de l’ennemi sont les suivants :

1. La destruction de son armée, si elle est un tant soit peu significative.
2. S’emparer de sa capitale, si elle est non seulement le centre de l’administration, mais aussi celui de l’activité sociale, professionnelle et politique.
3. L’envoi d’un coup efficace contre son principal allié, si cet allié est plus puissant que lui.

Ainsi, l’armée russe a pour mission de démilitariser l’Ukraine, la première tâche de Clausewitz, et c’est ce qu’elle fait.

La Russie utilise les meilleurs moyens disponibles pour détruire l’armée ukrainienne. Sur le terrain, cela signifie une utilisation massive, systématique et impitoyable de l’artillerie.

Les rapports sur le moral élevé des soldats ukrainiens qui stoppent les avancées russes sont du copium [1] quand on les examine à l’aune de la réalité du champ de bataille.

Extrait de la préface du livre King of Battle : Artillery in World War I (Reine de la guerre : l’Artillerie dans la Première Guerre mondiale, compilation d’essais non traduite en français) :

L’artillerie a dominé les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. Cela s’est manifesté de diverses manières, depuis les schémas de blessures et les données cliniques des médecins, jusqu’aux mémoires, journaux intimes et lettres, en passant par des changements de doctrine militaire après la guerre. Aucune nation ayant connu des combats terrestres importants ne supposerait tranquillement que le moral puisse remplacer la puissance de feu. L’artillerie a même eu le privilège douteux de créer un nouveau diagnostic, l’état de choc.

Le moral ne peut pas remplacer la puissance de feu. Le moral est détruit lorsque les soldats sont soumis à des tirs d’artillerie incessants. Et la Russie ne manque pas de munitions.

Comme je l’ai écrit il y a une semaine après avoir lu le rapport militaire russe du jour :

Les quelques 1 000 missions d’artillerie effectuées au cours des dernières 24 heures et des jours précédents témoignent d’intenses préparatifs en vue des prochaines attaques des forces mécanisées russes. Dans l’ensemble, c’est l’artillerie qui fera le plus de dégâts parmi les troupes ukrainiennes. Au cours de la Seconde Guerre mondiale et d’autres guerres mécanisées modernes, quelque 65 % des pertes ont été causées par des frappes d’artillerie. Le taux récent du côté ukrainien sera probablement plus élevé.

Il y avait à ce moment peu de rapports sur la situation de l’artillerie sur la ligne de front. J’en ai trouvé trois qui ont été publiés depuis. Ils montrent ce que la puissance de l’artillerie fait à une armée et confirment mon point de vue précédent.

Tout d’abord, un article de Politico qui a été publié le jour même où j’ai écrit ce qui précède et qui a été intégré dans une mise à jour. Les citations les plus frappantes :

« La situation est très mauvaise, [les forces russes] utilisent la tactique de la terre brûlée », a déclaré par texto cet homme de 31 ans, marié et père de deux enfants. « Ils détruisent tout simplement tout avec l’artillerie, en pilonnant jour et nuit », a déclaré [le lieutenant Ivan Skuratovsky] par texto.

La veille, il avait déclaré à POLITICO que ses soldats étaient pilonnés « à la fois » par des obusiers, des mortiers et des systèmes de roquettes à lancement multiple russes. Quelques heures auparavant, dit-il, ils avaient été attaqués par deux avions de guerre Su-25, « et notre journée est devenue infernale ».

D’après un article de l’AFP, publié le 30 avril, nous avons ceci :

Les troupes russes présentes dans la région orientale du Donbass, en Ukraine, sont passées d’une stratégie de rouleau compresseur à une stratégie consistant à éroder sans relâche leurs adversaires dans l’espoir de les miner.

L’armée ukrainienne n’a guère d’autre choix que d’essayer de ralentir son ennemi, plus grand et mieux équipé, dans les vastes plaines du Donbass, où l’artillerie est reine.

Le pessimisme quant aux chances de repousser les Russes semble gagner les esprits.

Bien qu’ils tiennent bon sur le champ de bataille, de nombreux soldats d’infanterie ukrainiens admettent se sentir dépassés.

« Viking », un sergent-chef de 27 ans qui a combattu à Kreminna, a déclaré que ses camarades sont épuisés et attendent l’ordre de battre en retraite.

« Si c’était une guerre entre forces d’infanterie, nous aurions une chance. Mais dans cette zone, c’est avant tout une guerre d’artillerie et nous n’avons pas assez d’artillerie », dit-il.

« Pour 300 obus tirés par les Russes, nous en tirons trois ».

Et ceci, tiré du Christian Science Monitor d’avant-hier :

L’équipe d’artillerie ukrainienne se mettait en position dans le nord de la région du Donbass, le long de la ligne de front près d’Izium. Les soldats n’ont même pas eu le temps d’orienter leurs canons avant d’être découverts par un drone russe.

Les premiers obus russes de 152 mm, tirés par des obusiers situés à plus de 15 km, ont atterri près des canons ukrainiens. Alors que l’équipe d’artillerie courait pour se mettre à l’abri, son véhicule a été touché et mis à feu.

Le conducteur, grièvement blessé, a foncé dans les buissons alors que les obus pleuvaient. Les survivants se sont échappés à pied, à travers des champs ouverts.

Roman, un jeune artilleur à la barbe courte et inégale, se souvient des événements depuis une chambre d’hôpital militaire sombre à Kramatorsk, les yeux vitreux et une perfusion dans le bras gauche, alors qu’il se remet d’une commotion due à une explosion. Il n’a donné que son prénom, conformément aux règles militaires ukrainiennes applicables aux soldats blessés.

La plus grande surprise pour lui ? « Que je sois encore en vie ici, après ce bombardement », dit-il sans enthousiasme, en fermant les yeux et en s’allongeant sur son lit.

La Russie a intensifié ses frappes dans une tentative apparente d’avancer sur la région orientale à partir de l’axe d’Izium au nord et de Kherson et Zaporizhzhia au sud. Le mouvement en tenaille cherche à couper certaines des forces ukrainiennes les plus aguerries …

Dans l’unité de Roman, le conducteur est mort, le commandant est en soins intensifs, un autre artilleur est blessé par des éclats d’obus, et les autres sont commotionnés, comme Roman.

« Leur artillerie ne s’arrête jamais, jamais », dit le commandant adjoint du bataillon ukrainien du Donbass, un major qui n’a donné que le surnom de Kot (Chat). Il parle à Sloviansk avec une cagoule qui lui cache le visage, alors qu’une sirène de raid aérien retentit dans la ville.

« Ils changent de stratégie, mais c’est encore ce à quoi on peut s’attendre de la part de la Russie », déclare le major Kot. Il n’y a plus de longues colonnes vulnérables : « Ils envoient des unités de reconnaissance, puis des obus d’artillerie, et enfin des chars », dit-il. « Si ces chars sont détruits, ils en envoient d’autres ».

« Nous manquons vraiment d’artillerie lourde », déclare le sergent ukrainien Viktor Davydov, toujours motivé et parlant avec un débit rapide des besoins de l’Ukraine, après être revenu dans la ville de Druzhkivka depuis le front, où il affirme que les frappes d’artillerie russes se poursuivent « 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ».

« Quand la Russie envoie 200 obus, nous en renvoyons 10 », explique le sergent Davydov, qui porte des lunettes de soleil, un pistolet sur la cuisse et une épaulette à tête de mort aux couleurs bleu et jaune du drapeau ukrainien.

Son travail consiste à emmener les hommes fraîchement mobilisés sur le front « pour leur montrer qu’il ne faut pas avoir peur » et leur apprendre « comment creuser et créer des positions défensives très efficaces » pour compenser le déséquilibre de la puissance de feu avec la Russie.

« Je leur dis que tout ce qu’ils ont à faire, c’est de tenir notre ligne, et de ne pas reculer », explique le sergent Davydov. Le coût peut être élevé. Le sergent se souvient qu’à la fin du mois d’avril, 10 recrues lui ont été envoyées une nuit à 23 heures. A 6 heures du matin, deux étaient mortes et trois blessées par l’artillerie russe.

Le parlement ukrainien a récemment modifié la loi afin que les forces de défense territoriale ukrainiennes, comparables au Volkssturm allemand (lien en français), puissent désormais être utilisées dans tout le pays. [2] Les habitants de l’ouest de l’Ukraine qui se sont portés volontaires pour ces unités dans l’espoir d’éviter d’être enrôlés dans l’armée vont maintenant être envoyés sur la ligne de front du Donbass, où l’artillerie russe va les dévorer.

Les États-Unis ont envoyé une centaine d’obusiers en Ukraine et un nombre similaire de pièces d’artillerie diverses proviendront d’autres pays de l’OTAN. Ces pièces posent plusieurs problèmes.

Le premier problème est la formation. Les obusiers ne peuvent pas être utilisés par des novices. Combien d’Ukrainiens expérimentés en artillerie sont encore en vie ?

Livrés à la frontière ouest-ukrainienne, les canons devront être transportés sur 1 000 kilomètres (600 miles) vers l’est. Leurs munitions lourdes, et l’artillerie en a besoin de beaucoup, devront faire le même chemin.

Sous-stations électriques du réseau ferroviaire

La Russie a maintenant détruit un total de 16 sous-stations électriques le long des lignes ferroviaires. Avant-hier, la Russie a endommagé un important pont ferroviaire sur le Dniepr. Un autre pont ferroviaire sur la ligne reliant la Roumanie à Odessa a été complètement détruit.

L’Ukraine ne peut donc utiliser que ses quelques locomotives diesel pour transporter les canons et les munitions. Ce qui arrivera au front oriental sera trop peu, trop tard.

Depuis quelque temps, la Russie s’était fixée comme priorité de détruire l’artillerie ukrainienne. Le briefing du soir d’avant-hier du ministère russe de la Défense indiquait :

Les missiles de haute précision des forces aérospatiales russes ont détruit dans la journée 4 batteries d’artillerie en position de tir, 3 dépôts de munitions près de Mirnaya Dolina, Bakhmutskaya et Tashkovka, 20 zones de concentration de main-d’œuvre et d’équipements militaires, et 1 station radar de contre-batterie de fabrication américaine près de Popasnaya.

Les troupes de missiles et l’artillerie ont touché 1 batterie ukrainienne de lance-roquettes multiples BM-21 Grad en position de tir, ainsi que 83 zones de concentration de main-d’œuvre et d’équipement militaire.

Une batterie est une unité d’artillerie de la taille d’une compagnie (~100 hommes) comportant généralement 6 canons. La batterie est utilisée comme une unité de tir, ce qui signifie que tous ses canons tirent en même temps et sur la même cible.

Le briefing du matin d’hier fait état de nouvelles pertes d’artillerie ukrainienne :

Les troupes de missiles ont touché 2 postes de commandement de l’AFU, 1 batterie d’artillerie en position de tir, ainsi que 2 lanceurs et 1 véhicule de transport et de chargement du système de missiles tactiques Tochka-U pendant la nuit.

Les unités d’artillerie ont touché 32 postes de commandement, 5 dépôts de munitions, 403 bastions, des zones de concentration de main-d’œuvre et d’équipements militaires, et 51 positions d’artillerie ukrainiennes.

Il s’agit de six batteries ukrainiennes, chacune étant très probablement équipée de six canons ou de plusieurs lance-roquettes, détruites en seulement 24 heures. Les canons américains qui atteignent la ligne de front connaîtront un sort similaire.

Au total, l’armée russe affirme avoir détruit « 325 systèmes de lance-roquettes multiples, 1 306 pièces d’artillerie de campagne et mortiers » pendant la guerre.

Un nouveau participant aux combats d’artillerie sont les drones, qui sont utilisés des deux côtés pour diriger les tirs d’artillerie sur les positions ennemies. L’armée russe affirme avoir abattu 20 drones ukrainiens au cours des dernières 24 heures, soit un total de 726.

Les briefings affirment que les forces russes ont « éliminé » jusqu’à 900 « nationalistes » au cours des dernières 24 heures. Ce chiffre est peut-être trop élevé, mais compte tenu de l’utilisation massive de l’artillerie, il est tout à fait plausible.

Sans un soutien d’artillerie en quantité suffisante, l’armée ukrainienne n’a aucune chance de tenir la ligne et d’arrêter les mouvements russes. Toute unité qui tente de tenir la ligne de front sera simplement malmenée par l’artillerie russe jusqu’à ce qu’elle ne soit plus capable de se battre. C’est ce qui se passe actuellement. Comme les Ukrainiens ont l’ordre de ne pas quitter ou déplacer leurs lignes de défense, ils doivent soit se rendre, soit mourir en les défendant.

En donnant l’ordre de « tenir la ligne de front », les dirigeants ukrainiens contribuent à la démilitarisation de l’Ukraine par les Russes.

Pourquoi fait-elle cela ? La situation de l’Ukraine est désespérée et ce, depuis un certain temps. Pourquoi son président Zelensky n’a-t-il pas jeté l’éponge ? Pourquoi n’accepte-t-il pas les conditions de paix de la Russie ?

Nous pouvons trouver la réponse dans un article publié aujourd’hui dans la Pravda ukrainienne (traduction automatique) :

Les discussions potentielles entre Zelensky et Poutine ont été suspendues après l’arrivée de Johnson – sources

Après l’arrivée du Premier ministre britannique Boris Johnson à Kiev, une éventuelle rencontre entre le président ukrainien Vladimir Zelensky et le président russe Vladimir Poutine est devenue moins probable.

Selon des sources de l’UP proches de Zelensky, le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui est arrivé dans la capitale presque sans prévenir, a apporté deux messages simples.

Le premier est que Poutine est un criminel de guerre, qu’il faut le mettre sous pression, et non négocier avec lui.

Et deuxièmement, si l’Ukraine est prête à signer des accords avec lui, alors il [l’Occident] ne l’est pas.

Cette position de Johnson en témoigne : l’Occident collectif, qui, en février, proposait à Zelensky de se rendre et de s’enfuir, estime désormais que Poutine n’est pas du tout aussi omnipotent qu’on l’imaginait, et qu’il y a là une occasion de le mettre sous pression.

Trois jours après le départ de Johnson pour le Royaume-Uni, Poutine a déclaré publiquement que les pourparlers avec l’Ukraine « sont dans l’impasse ».

C’est l’ « Occident » qui empêche Zelensky d’entamer des démarches pour la paix.

L’ « Occident » s’est laissé prendre à sa propre propagande. Il croit que les troupes russes près de Kiev ont été vaincues par les forces ukrainiennes. En réalité, elles se sont retirées en bon ordre après que la diversion qu’elles constituaient ne soit plus nécessaire. La fable « occidentale » selon laquelle elles ont été « vaincues » a laissé espérer que la Russie pourrait être « affaiblie », comme l’a déclaré le secrétaire d’État américain.

La guerre ne va guère « affaiblir » la Russie. Mais la guerre va détruire l’armée ukrainienne et beaucoup, beaucoup de ses hommes.

Traduction et note de présentation Corinne Autey-Roussel
Photo : Système de roquettes à lancement multiple russe BM-21 Grad sur camion Ural-375, Dmitry A. Mottl / Wikipedia

Notes de la traduction :

[1] Le « copium » (mot composé du verbe « cope », « faire face », et « opium ») désigne une drogue psychologique faite de rationalisations, fables, illusions d’omnipotence, propagande, accusations de tricherie de la part de l’ennemi… tous les mensonges à soi-même et les consolations qui servent à tenir bon face à une défaite. Le « copium » est particulièrement répandu dans la guerre et les sports.

[2] Dans son dernier rapport de situation en date d’hier, Xavier Moreau note également cette décision du parlement ukrainien et en explique la signification : l’armée régulière a probablement été décimée. La poursuite de cette guerre par l’Ukraine est absolument criminelle envers les soldats du pays.

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